Ce dimanche, je suis de retour sur une Adeps.
N’ayant pas, comme le prétendent certaines mauvaises langues, la prétention de tout savoir, une petite recherche s’avère nécessaire avant de faire mon choix de destination. 🙂
Comme Google et mes archives (photos et commentaires) sont mes amis, j’en trouve quelques-unes où je ne suis pas encore allé. C’est un bon début.

J’arrête mon choix sur Clavier, ou plus exactement, vu l’adresse, sur Pair, petit patelin entre Modave et Ouffet. C’est en province de Liège.
Problème, si l’Adeps me donne une adresse, un autre site ne la publie pas et un troisième indique un départ à Ocquier, également partie de la commune de Clavier.
Dans le doute, je note les deux destinations. Elles sont à quelques kilomètres l’une de l’autre.

Après une petite recherche dans mon lot de cartes IGN, j’en trouve une qui pourra m’être utile.
Pour les promeneurs du dimanche qui se demandent toujours s’il y aura des bois, les plus courtes distances se dérouleront à l’intérieur du cercle tracé sur la carte.

Comme chacun peut le voir, ce n’est pas vraiment la forêt d’Anlier, les bois de Saint-Hubert ou le Hertogenwald des cantons de l’est.
Les bois sont ici plutôt rares et discrets.
Chance, pas non plus de dénivelés du genre mur de Huy du moins sur les petites distances. Pour les autres parcours il va falloir attendre d’être sur place pour se faire une idée.  

Par contre, il y aura sans aucun doute quelques châteaux. Pas certain que cela compense pour beaucoup, mais bon, comme on dit en wallon : « Qwand on n’a nin dès tchåpin.nes, on magne dès måvis. »
Je passe par Ocquier, c’est sur ma route, mais pas de Point Vert en vue. Le départ a donc bien lieu à Pair.

A l’arrivée, un membre de l’organisation m’indique que la place herbagée sert aujourd’hui de parking. Je me trouve quand même une place un peu plus règlementaire le long de celle-ci.
Il est 07:30, j’ai le temps de déguster mon kaoua dominical.
Au bout de la place, le « château de Pair » !
Bon on va dire que c’est le premier château de la matinée. 😉

Pas de carte affichée pour se faire une idée du parcours.
Cela m’amuse en pensant qu’aujourd’hui les participants feront donc une marche comme dans les années 70, sans connaître l’itinéraire, sans QR code, sans gps, rien qu’avec le fléchage pour indiquer le chemin et avec je l’espère quelques bonnes surprises !

Moi, comme d’habitude, j’ai la mienne.

Encore faut-il la consulter dès le début ! 🙂
Après quelques centaines de mètres en suivant un couple de marcheurs, j’ai comme qui dirait un doute. C’est bien fléché, mais en m’approchant au plus près du fléchage que je me rends compte que je ne suis pas sur le bon parcours. Ce couple est sur le 15, moi je suis là pour le 20.
Eh oui, ma vue a comme une légère tendance à me jouer des tours.
Tant pis, je fais demi tour pour récupérer le bon itinéraire.


Quand j’écris « bon » itinéraire, j’exagère un peu.

Je ris un peu moins qu’avant mon départ lorsque je constate que ce début de parcours n’est qu’une succession d’immenses lignes droites de plusieurs kilomètrs sur des chemins macadamisés ou bétonnés et de routes plus ou moins fréquentées.
Depuis le nombre d’années où j’arpente les chemins de marches Adeps, je ne me souviens pas avoir parcouru autant d’interminables lignes droites « en dur » sur une même marche !

Soudain, l’actualité me rattrape. Un vrombissement de tondeuse à gazon vient perturber mes pensées !
J’étais prêt à crier « Down » pour que tout le monde se mette à l’abri, heureusement, fausse alerte, c’est un avion ami !

L’air pagne de la campur me ramène à la réalité.

Un peu plus loin, un groupe est rassemblé dans un champ. Je m’approche pour tenter de savoir de quoi il s’agit.

Il s’agit d’une montgolfière qui vient d’atterrir et les passagers fêtent comme il se doit ce baptême de l’air !
Bon sang, j’ai raté cela !
Suit un petit moment de nostalgie qui me rappelle une certaine nacelle de ma jeunesse. 🙂

Et on y retourne pour quelques longues lignes droites supplémentaires.

L’allée vers le château de Ponthoz m’offre non seulement un peu d’herbe à me mettre sous les baskets (en marchant sur les côtés!), mais surtout un peu d’ombre et quand même quelques beaux paysages.

Question châteaux, pari raté, je perds ma mise. C’est une nouvelle déception !
Je pensais voir ceci…(photo internet)

J’aurai droit à cela ! 😕

La suite n’est de nouveau qu’une suite de longues lignes droites sans vraiment d’intérêt.

 » 1500 mètres.. Crête… Arbres en ligne… Vus arbres en lignes ? »
 » Vus ! »
 » OK… C’est là qu’on va ! »
« Pfff »

Et arrivés aux arbres en ligne, on repart pour sur 2,4 km d’asphalte ! 😉

Puis encore 2,6 km de macadam !
Ce n’est plus une marche contemplative et relaxante, c’est l’équivalant d’une marche militaire qui signe la fin de l’entraînement. Le problème, c’est que je n’ai plus 20 ans !!!

Je suis souvent le premier à dire qu’une marche où on ne traverse que des forêts d’épicéas n’a rien d’intéressant, mais il faut bien avouer qu’un marche où il n’y a que des longues lignes droites en béton toutes aussi inintéressantes, c’est pire !
J’ai carrément l’impression de m’être fait avoir sur ce 20 km, probablement conçu trop hâtivement et sans doute fléché en voiture pour gagner du temps… et quelques clients dans la salle à l’arrivée !
Et je ne suis pas le seul vu le nombre de participants que j’entends se plaindre dans la salle.
Je les comprends ! Eux non plus n’étaient pas venus marcher sur un circuit de vitesse pure ou d’entraînement pour marathoniens urbains !!!
Je m’attendais à du plat, mais certainement pas à ce genre de parcours morne et monotone, sans aucun intérêt si ce n’est que pour améliores ses performances sportives de vitesse.

A l’arrivée, je bois deux chopes pour laisser mes pieds prendre un peu de repos.

Au retour, à la sortie du village, en suivant le gps, j’aurai quand même le plaisir de parcourir le bout de chemin le plus bucolique de la journée !!!
Mais bon, là, je n’aurais pas le plaisir d’apprécier les paysages !
Comme quoi, parfois lors de certaines marches, y’a todis ène sakwé qui n’va nin !!! 😉