Ce week-end ont lieu les Journées du patrimoine.
Samedi dans la matinée, je visitais l’église Saint-Sébastien ainsi que sa salle du trésor à Stavelot et le musée d’Ourthe-Amblève de Comblain-au-Pont dans l’après-midi.


Ce dimanche, je me rends plutôt du côté de Bastogne.
Je délaisse donc (avec un plaisir non dissimulé 😊) les marches Adeps pour une des nombreuses promenades que l’on peut découvrir sur les Cartes des promenades publiées par l’IGN et dans ce cas-ci, la carte de Bertogne.
Je suis donc entre La Roche et Bastogne pour une promenade d’une quinzaine de kilomètres auxquels j’ai ajouté quelques détours par Vaux, Noville et Foy pour atteindre plus ou moins mes 20 km dominicaux.

Début sans problème, les paysages sont beaux, mais j’ai oublié mon soutien psychologique : mon bâton !
Tout se passait bien, et puis, tout d’un coup, plus de chemin !
Heureusement, j’ai ma boussole ! On ne peut pas tout oublier en même temps !
Je m’offre le luxe d’un petit hors-piste.

Je me fraye donc hors piste de 500m dans les pâtures et un bois pour arriver pile-poil devant la chapelle Saint Gosset et la fontaine du même nom réputée guérir « un peu de tout », des maux d’yeux aux maux de ventre, en passant par les entorses et les rhumatismes !
Etonnamment, saint Gôssê, un ermite qui a vécu autrefois dans ces bois, n’est connu et honoré qu’à Compogne !

La source est depuis longtemps tarie. Tant pis pour ma collection d’eaux miraculeuses. Mais la chapelle est parait-il encore bien fréquentée par les pèlerins des environs ! Sans doute en passant par des chemins autres que celui que j’ai emprunté. 😉

Mon trajet me fait traverser l’autoroute E25 pour rejoindre Fagnoux et Vaux avant d’arriver à Noville.
Ci dessous, la Croix de Vaux

Vaux.

Dans une partie de l’église de Noville, mais indépendant de l’église elle-même, un petit musée a été installé. Il retrace l’histoire des nombreux combats qui ont eu lieu lors de la guerre 40-45 dans les environs des villages que je traverse.



Les surprises de la campagne sont les bienvenues et certaines rencontres offrent quand même quelques sueurs.
Il est magnifique, mais attention, il se tient de profil, secoue la tête, me regarde d’un œil madré et sarcastique, il souffle comme une chaudière en ébullition qui évacue par moments la pression, pas de doute, il n’est pas de bon poil !
Je reste à distance.

Après Noville, j’arrive à Foy. Comme j’ai déjà eu l’occasion de visiter sa magnifique église Notre-Dame et les environs lors d’une marche précédente, je continue directement vers Recogne et son cimetière militaire allemand !

Ici, les tombes de 6807 soldats allemands tombés lors des combats de 40-45 ont été regroupées.
Ces nécropoles, qui commémorent le sacrifice de nombreux soldats, quelles que soient leurs nationalités, ne sont pas des lieux touristiques, mais elles ont toujours quelque chose grand et de paisible.
Ces cimetières, tirés au cordeau, sobres mais impressionnants, rappellent aujourd’hui la paix tout un temps perdue, ais aussi la guerre de plus en plus oubliée.
Une belle petite chapelle y a été construite en grès rose de l’Eifel avec des murs intérieurs en pierres d’ardoise.


Albert Schweitzer aurait dit un jour :
« Les sépultures de guerre sont les meilleurs ambassadeurs de la paix – et leur importance ne fera que croître. »
Malheureusement, comme plus personne ne retient les leçons de l’Histoire, elle a souvent tendance à se répéter et leur nombre leur nombre continuera sans doute aussi à croître !

Continuons notre chemin.
A Recogne, je passe par la Ferme des Bisons. Cela tombe bien, car en plus de mon bâton, j’ai aussi oublié ma bouteille d’eau !
Je pensais y trouver au moins un distributeur de boissons, mais pas de chance, tout est fermé !
Aussi vide qu’une ville fantôme de l’Ouest américain.

Je pensais y trouver au moins un distributeur de boissons, mais pas de chance, tout est fermé !
Aussi désert qu’une ville fantôme de l’Ouest américain. 🙁

Petit détour quand même pour voir un monument que je ne connaissais pas : un mémorial qui rend hommage aux soldats amérindiens morts en Belgique lors des combats de 1944 et 1945.


Là, le bestiau me paraît nettement plus paisible que le précédent !


Après avoir retraversé l’E25, je prends la direction du nord pour descendre vers Monaville et ensuite le bois des Acins et l’étang de Fâzône dans un piteux état, ce qui me donne encore plus soif qu’avant !

A quelques kilomètres de l’arrivée, je m’invite à la buvette d’un terrain de foot où certains fêtent encore la troisième mi-temps !
C’est l’occasion d’étancher un peu ma soif.

Les derniers kilomètres se déroulent tranquillement jusqu’à l’arrivée.
Comme j’ai pris un peu de retard sur mon horaire prévu, je file directement sur Nisramont où une belle visite m’attend en ce dimanche du patrimoine : un petit manoir ardennais du 18ème siècle, remis presque à neuf par son propriétaire qui nous y présente une belle collection de meubles et d’objets d’époque. La cuisine est fonctionnelle et une aimable jeune dame nous offre une dégustation d’oublies et de gaufrettes. C’est sympa !






Pas très loin de là, un café est ouvert ! C’est assez rare que pour ne pas rater l’occasion de boire une bonne Chouffe pour terminer cette excellente journée avant de parcourir les derniers kilomètre du trajet de retour.
Je crois que je vais en faire plus souvent des marches telles que celles-ci ! 😉
