Ce mercredi matin, une fois n’est pas coutume, je sors de mon périmètre d’action habituel.
Une longue route pour un petit parcours.
75 km en voiture pour y aller, une petite quinzaine à pieds sur place et 85 km retour !
Mais c’est pour une bonne raison ! 😉
En effet, je pars à Treignes, dans le namurois, et plus précisément dans la vallée de Viroinval, le pays de Toine Culot.
Qui est Toine Culot ?
Toine est un personnage de romans qui doit sa célébrité à l’écrivain régionaliste Arthur Masson, auteur de nombreux livres sur sa région et en particulier sur le village de Treignes, appelé Trignolles dans sa saga toinienne. Certains n’hésitent pas à le comparer à un Marcel Pagnol wallon. Et pour avoir lu certains de ses romans, ce n’est pas loin d’être vrai !
Sur la place de l’Espace Arthur Masson où je gare le mobilvouac, une fontaine de l’artiste Claude Rahir nous met dans l’ambiance du village de Trignolles.
Les visiteurs sont accueillis par Toine et son ami T. Déome qui font la fête sous l’œil réprobateur de sa femme Hilde. C’est un beau résumé de leur petit univers. 🙂
Vous l’aurez compris, comme on est mercredi, il ne s’agit pas d’une marche Adeps, mais d’un parcours personnel avec d’autres rendez-vous prévus !

Mon itinéraire reprend un partie d’une ancienne marche de 2012, mais en l’effectuant dans le sens contraire, histoire de voir d’autres choses.

Après quelques kilomètres, premier souci : certains chemins n’en sont plus vraiment !
Le but est de rejoindre le coin droit du bois sur la photo.
Habituellement, je respecte les propriétés privées sans traverser de champs, mais en cette période de l’année où plus grand chose n’y pousse, je choisis de passer en marchant au maximum entre le bord des champs et les anciens chemins. Heureusement, aucune clôture ne me force à rebrousser chemin, car je ne me voyais pas me rouler sous des barbelés pour les traverser et sur un sol récemment amendé en bon et riche fumier !😄
Malgré le fumet délicat diffusé dans mes narines, c’était le bon choix.
Je ne m’en sors pas trop mal, avec une petite rallonge, mais au moins en sachant où je me trouve !


Cette chapelle St Roch n’était par exemple pas prévue sur mon parcours, mais j’aurais de toutes façons fait un détour pour la photographier.
Du coup ce n’est plus nécessaire, le détour est déjà fait ! 😊

Petit passage par le village de Mazée où de nombreuses maisons anciennes ont été bâties sur de la roche.



Après la sortie du village et la traversée du Viroin, une jolie grimpette « en dur » de plus d’un kilomètre vers le sud m’attend sur la N998.
J’aurais pu emprunter comme en 2012 un sentier parallèle, mais je dois avouer que, vu de la route, son état ne m’inspire pas vraiment.

Je continue donc à jouer la carte de la sécurité jusqu’en haut de la côte pour reprendre un chemin vers le nord. Il ne m’inspire pas plus que le précédent, mais là, je n’ai pas d’autre choix !
Quand faut y aller, faut y aller !
Je descends dans le bois des Elmonts en direction de Treignes.
On voit que ce chemin n’a plus été parcouru régulièrement depuis pas mal d’années, mais il est resté praticable. Du moins en levant parfois les jambes bien haut pour traverser les matitis ou des arbres tombés au sol.

Sur ma droite, j’aperçois parfois la vallée du Viroin à travers les frondaisons.
C’est bon signe, la sortie du bois est proche.
La seconde traversée du Viroin signe bientôt la fin du parcours.

Comme l’Espace Arthur Masson est fermé, je m’offre une rapide visite de l’Ecomusée qui accueille une exposition temporaire sur les jouets et jeux anciens !
Un impressionnant jeu de quilles… et ma main qui sert de référence pour vous en montrer la taille ! Après quelques pékets au bistrot du coin, cela ne devait pas être de tout repos ! 😉

Ci-dessous, une magnifique horloge astronomique.

Petite pensée pour les pauvres petites filles qui recevaient cette poupée.
Elle me fait plus penser à la poupée du film d’horreur Chucky qu’à Barbie !

Un des nombreux ateliers exposés. Ici, celui d’un sabotier, mais il y en a bien d’autres.

Je file ensuite vers le Musée du Train à vapeur où je souhaitais trouver des renseignements au sujet d’un futur diaporama sur les petites locomotives qui transportaient autrefois le bois dans de nombreuses contrées d’Ardenne.
N’ayant pas trouvé ce que je recherchais, j’en profite pour visiter ce très intéressant musée




Etonnant comme ces machines peuvent paraître encore plus impressionnantes lorsque les roues ne sont pas cachées par un quai de gare.

Je ne m’attarde pas trop, j’ai un dernier rendez-vous prévu : une visite chez mes amis mouscronnois M. et P., dans leur résidence d’été pas très loin de Treignes.
Cela fait quelques années que je les avais pas vus, mais c’est toujours un plaisir de les retrouver et de mettre à jour mes infos sur nos anciens collègues disparus ou dont je n’ai plus de nouvelles depuis pas mal de temps.
Quelques bières, souvenirs et anecdotes plus tard, il est temps pour moi de prendre la route du retour.

Ce fut une fois de plus une excellente journée, mais cette fois, ponctuée d’une note finale haute en émotions et reconnaissante des bons moments passés ensembles. Merci les amis ! 😉
