Comme vous le savez probablement, mes destinations de marches sont souvent un prétexte à vous raconter un peu d’histoire, de tradition ou de légendes sur les villages où je vais, mais là, je n’ai pas trouvé grand-chose !
Si on ajoute à cela le fait que je vous parle principalement des endroits où je passe pendant la marche, cela limite donc forcément mes commentaires.
D’un autre côté, cela en laisse un peu pour les trajets prochains.
Je suis donc à Grune, à quelques kilomètres au nord-est de Nassogne.
Je connais un peu la région pour y être déjà passé cette année, mais j’ai aussi choisi cette destination pour un endroit qui était mis en avant par les organisateurs dans leur présentation de la marche : le L.A.N.
Il s’agit du Land Art Nassogne qui nous présente des œuvres d’artistes qui font de la nature leur atelier et qui l’utilisent pour y présenter leurs travaux souvent éphémères. J’adore cela.
J’y reviendrai plus loin.
Première œuvre du chemin : « En attendant le pain-saucisse… » 😊

Une installation non revendiquée que j’ai intitulée: « A vos risques et périls »


« Chemins sauvages », artiste Naturel


Au lieu-dit du Pré Lacroix, j’arrive au L.A.N. après un petit détour bien involontaire par les bois humides qui l’entourent.
Sur les hauteurs, un château me semble un peu sombre vu de loin. Il est entièrement recouvert d’ardoise.
C’est le Château du Bois, jadis aussi appelé Pavillon Bonaparte.
J’y suis reçu par le maître des lieux, le collectionneur d’art contemporain, Philippe Marchal, sympathique concepteur du lieu, qui prend un peu de son temps pour me raconter l’histoire du lieu et celle des artistes et des œuvres qu’ils y exposent en ce moment.
C’est en effet en 1872 que le Prince Pierre Bonaparte, neveu de Napoléon 1er, fit construire ce grand pavillon de chasse pour… se faire un peu oublier de la Cour à Versailles qu’il a dû fuir à la suite de quelques différents judiciaires !
Quelques années plus tard, après son retour à Versailles, il y meurt en souhaitant être enterré à Nassogne, au pied du chêne en contrebas du château.
Cela lui sera refusé.

« Au pied du Chêne », c’est donc l’endroit que l’artiste français Emmanuel Bayon choisira pour y installer une de ses œuvres: une croix de chemin qui relie ainsi l’art contemporain à l’histoire ancienne, le passé au présent.

A tout seigneur, tout honneur.
Notre hôte est lui-même artiste et y présente quelques uns de ses travaux.

« L’Euclide », de Jean-François Diord, hommage au mathématicien grec, spécialiste de la géométrie et père de la division telle qu’on l’ apprise à l’école ( Eh oui, on n’y pense pas toujours, mais même cette façon de calculer a dû être inventée !) 😉

« Emergence », du Collectif Artimuse

« Il n’est pas interdit », de Daniel Grimaud
« Il n’est pas interdit de parler aux arbres, ni de leur écrire. »

Mais l’art est partout, même en dehors des limites du domaine.
Comme ce « Parcours d’artiste ? »

« La Ligne droite »

« Signalétique adepsienne »

Ici aussi, au lieu-dit « Les Huttes », c’est encore la nature qui crée elle-même ses tableaux.

Ou des sculptures, comme ce « Baiser arboricole » !

Elle s’essaie parfois au cubisme…

ou même à l’art déstructuré ! 😉

Sous l’œil vigilant du « Gardien du Musée » !

Mais la ballade se termine.

Avec un passage apprécié dans le domaine privé du château de Grune.

Et il est temps de revenir à la triste réalité de la mode, j’espère elle aussi éphémère, des rassemblements de troupeaux Adeps !
☹

Pour terminer cette magnifique journée et ces commentaires placés sous le signe de l’art, comme c’est la seule occasion que j’aurais sans doute de faire preuve d’un peu d’orgueil artistique 😎, j’aimerais vous présenter un travail effectué pour le Festival International des Arts plastiques et graphiques de Mouscron en 1994.
J’aurais bien sûr préféré exposer au Louvre à Paris ou au Moma de New York, mais bon, je me contente de ce que je mérite: la bibliothèque de mon salon !!! 🤣😂🤣

Allez, séquence nostalgie et d’autosatisfaction terminée ! 😂
Hauts les coeurs et à la semaine prochaine ?
