Cette semaine, j’avoue que j’ai hésité avant de choisir ma destination de marche.
Plusieurs d’entre elles m’intéressaient.
– Liège, pour son originalité citadine,
– Bras-Wardin, pour sa proximité avec le Luxembourg 😉,
– Rulles, pour sa forêt magnifique,
– Orchimont, pour ses « canadas aux rousses » 😋
– et d’autres encore où je ne suis jamais allé.
J’ai finalement choisi Lamorménil, pour le temps de trajet plutôt court pour m’y rendre.

J’ai déjà bien sillonné la région, notamment lors mes mythiques « Descente de l’Isbelle » et « Descente de l’Aisne » ! 😊
Oui, je sais, ce n’est ni un trek en Amazonie, ni un pèlerinage à Compostelle.
Mais à mon âge on n’a plus que les aventures qu’on peut se permettre ! 🤣

Lamorménil, son église, son château,…

Il est 07:30 lorsque j’arrive, ce qui me donne largement le temps de respecter les consignes et de boire mon petit kaoua matinal.

Je me serais bien offert une belle petite brochette pascale, mais n’étant pas égoïste et vu la quantité, je me suis dit qu’il valait mieux les laisser pour de vrais amateurs de sucreries. 😉

08:00 C’est parti pour 20 km.
Pas mal de similitudes avec le trajet de 2024, mais celui-ci se déroule dans l’autre sens.
Cela ne me dérange pas ! On ne voit vraiment pas les mêmes choses que l’on aille dans un sens ou dans l’autre.
Excellente idée la passerelle improvisée sur le Rau de la Fagne de la Goutte avant d’entamer la grimpette sur la gauche !

Première rencontre avec l’Aisne pour arriver au sud d’Odeigne

Ici, la route paraît bien longue, mais c’est pour a bonne cause.

Nous arrivons en effet à la tour d’observation de la fagne d’Odeigne qui nous offre un magnifique panorama sur la Fagne du Pouhon d’un côté et les bois d’Odeigne de l’autre.


Nous sommes aux sources de l’Aisne. Pour ne pas trop me répéter par rapport à mes marches précédentes déjà racontées, j’écris « aux sources » parce qu’en effet, l’Aisne n’a pas sa source à un endroit bien précis, mais prend naissance dans toute cette région humide mais magnifique.

Mais là, on n’y échappe pas, il faut savoir se mouiller.

Par endroits, un caillebotis a été installé, pas seulement pour éviter de nous mouiller les pieds, mais aussi pour nous contraindre à respecter le chemin et ne pas piétiner la flore particulière de ces tourbières.
Et si on pouvait y ajouter un panneau « Sportifs interdits » ce serait encore mieux !

Eh oui, toute cette eau qui nous entoure forme l’Aisne et d’autres ruisseaux !


A mon avis, ce chemin on le doit aussi au grand Jules. Ou à Napoléon, autre grand terrassier des routes d’Ardenne.

Ce n’est donc pas sans raison que cet ancienne voie est estampillée « chemin de Compostelle », même si je pense que le choix de ces chemins doit plus au tourisme qu’à l’histoire.
Mais c’est une autre… histoire.

Petit détour (une centaine de mètres) par le monument dédié à l’équipage d’un bombardier canadien abattu en 1945.
Comme l’explique un petit vers gravé dans la stèle « Au coucher du soleil et au petit matin, nous nous souviendrons d’eux » (Laurence Binyon)

Traversée de la voie rapide Dochamps – Erezée

Traversée de l’Alu… ou la Lue… ou même la Lalue comme je l’a lu dans mes lectures !

Les regroupements avec d’autres parcours amènent sur le parcours une foule plus nombreuse. Et une déception grandissante !
On aura droit à toute la panoplie des activités de sportifs qui s’imaginent aimer la nature à des degrés divers (ce qui est d’ailleurs valable aussi pour de nombreux marcheurs du dimanche).
Des joggeurs qui ne pensent pour la plupart qu’à faire un bon chrono, des cyclos qui foncent en se moquant de la sécurité des marcheurs ou de celle nettement plus imprévisible des chiens pourtant correctement tenus en laisse, des quads qui enfreignent volontairement les règlements.
Il n’y a que des motards et de conducteurs de 4X4 qui croient s’entrainer pour le prochain Paris-Dakkar qui nous auront été épargnés ce jour-là ! C’est déjà pas mal !


La dernière difficulté du jour sera sans aucun doute l’ascension de la colline de Betaumont.
C’est le chemin emprunté par tous les marcheurs, y compris les moins sportifs qui pensaient faire une petite balade apéritive de 5 km.
Ils auront droit eux aussi à quelques litres de sueur ! 😉
Difficultés qui seront peut-être rapidement oubliées à l’arrivée pour la dégustation du traditionnel pain-saucisse dominical !

Cela dit, dans l’ensemble j’ai passé une excellente matinée. Je me suis remis en mémoire de nombreux endroits magnifiques, il n’a pas plu comme cela était prévu aussi la veille, et j’ai dégusté une excellente Manhaytoise !
Allez, à + les gens !
