Cette semaine, je suis au « Village du Livre », donc à Redu.
C’est dans la région de la Haute-Lesse et pour y être déjà passé, je sais donc que cela va être une belle marche.
Chez moi, il a plu une bonne partie de la nuit.
Je croise donc les doigts pour que l’itinéraire de la marche à laquelle je participe ce matin ait été un peu épargné.
Départ à 07:30 sans kaoua. Tant pis !

Dès le début, je me vois obligé d’adopter une petite cadence de combat.
J’essaie en effet de distancer deux pipelettes qui sont apparemment plus là pour se raconter les cancans de la semaine que pour profiter de la nature ou admirer le paysage. Chacun son truc !

Le circuit débute tranquillement, et sans dénivelés trop importants, par de la forêt où, bonne surprise, le terrain est plus praticable que je ne le craignais.

On marche dans le sens des aiguilles d’une montre dans le Bois de Miaumont pour rejoindre la rive droite de la Lesse que nous longeons sur un peu plus d’un kilomètre et que l’on aperçoit par moments en contrebas.


Avant de continuer sur le village de Lesse, nous effectuons une boucle vers le nord en repassant par le bois de Miaumont avant de rejoindre de nouveau le village de Lesse et sa belle rivière.


Petit hors circuit pour monter jusqu’à la chapelle dédiée à N.D. de Walcourt.
La côte pour y accéder est plutôt raide, mais heureusement ce n’est pas trop long ! Elle est fermée, donc pas grand chose à vous montrer de l’intérieur de cette belle petite chapelle, lieu d’un pèlerinage à saint Monon, invoqué autrefois dans la région pour la protection du bétail et particulièrement des cochons.

Pour traverser la Lesse, je ne vous conseille pas de suivre le cairn, utilisez plutôt la passerelle Chafté-Louis juste à côté ! 😉

Nouveau tronçon sur la rive gauche de la Lesse en direction de la Roche aux Chevaux.
C’est un groupe de rochers qui surplombe la vallée et qui, selon la légende, était l’endroit où les paysans et autres habitants du village se débarrassaient des vieux canassons devenus trop vieux pour leur être encore utiles !

Je rassure les végétariens et les amoureux des chevaux, comme avec toutes les légendes, il faut « en prendre et en laisser » ! Inutile de demander mon excommunication ou de chercher le bouton pour vous plaindre à la censure, moi-même je n’y crois pas trop ! D’ailleurs, si ce n’était pas une légende, ce serait une histoire vraie, non ?
Certains pensent que c’était probablement un endroit où on se débarrassait des restes des chevaux morts et probablement aussi des carcasses d’autres bêtes, afin de laisser la nature se charger elle-même de l’élimination !

Je continue vers le Pont des Cochettes où m’attend un copain avec qui je taille le bout de gras quelques minutes, ce qui m’apprend que les cochettes sont en fait de jeunes truies destinées à la reproduction.
Ceci explique sans doute sa présence de ces deux jeunes mâles chargés de leur surveillance !

Nous restons sur la rive droite mais nous quittons la rivière pour remonter à l’arrière de la Roche aux Chevaux que l’on voyait d’en bas.

Un couple de marcheurs y casse la croûte. Difficile d’y prendre une photo plus intéressante que celle-ci ! Désolé ! ☹
Du coup, je vous montre cela avec une ancienne carte postale prise à l’endroit où je me trouve… à peu près !
Le site au confluent de l’Our et de la Lesse était bien plus sauvage autrefois et le petit chemin sur lequel je marche n’existait pas.

Tout en haut de la côte, nous sortons du bois pour arriver en vue de l’ESA, l’European Space Agency. Construite en 1968, cette station contrôle les satellites en orbite autour de la Terre et s’occupe aujourd’hui plus particulièrement du système de navigation Galileo.


Nous sommes sur la route du retour.
Bref passage par le beau village de Sèchery que nous quittons par une belle grimpette en direction de Redu.




L’arrivée est en vue, mais un dernier détour nous fait découvrir le Petit Bois des Légendes !

». Il est agrémenté de nombreux panneaux peints par des artistes de la région ! Mais comme il s’agit d’un circuit interactif avec application mobile téléchargeable, je n’en apprendrai pas plus !

Je termine donc cette belle marche en vous montrant une dernière photo d’une légende (?) qui dans quelques minutes deviendra bien réelle, la dégustation d’une bonne « Blanche de… Lessive » 😉


Au revoir les gens ! A la prochaine !
