En automne et en hiver, le choix des destinations de marches est plutôt limité. Il faut donc se contenter de celles qui sont possibles… et, plus économiquement parlant, dans un périmètre d’action raisonnable. 😊
Hody, c’est un petit village d’où j’ai déjà pris le départ d’une marche il y a plusieurs années.
C’était probablement une marche fédérale, puisque d’après mes archives il y avait des points de contrôle.

Pour les amis qui me font le plaisir de me lire, mais qui ne sont pas très au fait des principales différences entre les marches Adeps et les marches de la Fédération Francophone Belge des Marches Populaires, elles sont pour la première, organisées par des associations aussi diverses et variées que des écoles, des clubs sportifs ou des Syndicats d’Initiative de communes, etc et les parcours fléchés sont invariablement de 5, 10 et 20km. Parfois un 15 km peut aussi être proposé, ainsi qu’une petite distance pour les personnes à mobilité réduite, les familles avec des enfants en poussettes… et les « touristes » qui ne sont là que pour le pain-saucisse et les boissons à petit prix ! 😏
Pour la FFBMP, les organisateurs sont des clubs de marche qui y sont affiliés, les distances varient entre 2 et 50 km. Parfois même des 100 km pour les marcheurs de compétition et le parcours est agrémenté d’un ou plusieurs points de contrôle, de repos et de restauration selon les distances choisies.

Mais revenons à la marche du jour !

A première vue d’après la carte de l’itinéraire, on ne prendra pas la même direction.
A l’époque nous étions partis vers le nord, cette fois, on se dirige vers l’est.
Tant mieux, je n’aime pas refaire plusieurs fois les mêmes parcours.

Avant de sortir du village, passage par le petit cimetière pour respecter ma tradition du début novembre.
Il y a toujours des choses intéressantes à voir dans ces lieux un peu oubliés.
J’ai toujours eu un petit faible pour ces petits havres de paix et de tranquillité, ainsi que pour la statuaire funéraire et religieuse qu’on y trouve. Souvent l’art et l’histoire s’y rencontrent.
Cela expliquera sans doute à un de mes amis lecteurs qui me suit régulièrement sur ce blog, pourquoi je semble parfois faire « dans le mystique ». 😉

C’est parti pour 20 km.

On prend la direction du Grand Bois d’Anthisnes.
Le long du chemin, deux dames observent une pierre pas ordinaire. Pas une pierre tombale, pas un menhir ni  un rocher quelconque, une pierre avec 4 pieux métalliques « plantés » dedans ?
Excalibur ? Oui, peut-être, mais pourquoi 4 ?
Pour moi, c’est donc l’Excalibur des 4 fils Aymon !!! Chacun une !
D’autres pensent tout bêtement à un banc ! N’importe quoi ! Quel manque d’imagination.
Je repars en adoptant ma version de la légende, nettement plus crédible qu’un bête banc de repos ! 😉

Notre chemin nous emmène ensuite vers En Sart où le trajet a été un peu modifié, probablement à cause des intempéries survenues pendant la nuit précédente. Ce raccourci nous fait gagner 600 mètres de trajet et 20 m de dénivelé positif. Ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre, même si la route que nous empruntons n’est pas triste non plus question pente. Ceci dit, cela fera au total 20 km quand même, puisqu’il y en avait un peu plus de prévus au départ! 🙂

La traversée d’une carrière me rappelle que la région et ses habitants d’autrefois étaient un peu plus prospères que ceux d’autres régions ardennaises.
Ils vivaient (même si parfois ils ne faisaient que survivre) grâce à ce métier pénible qu’était le travail dans une carrière.
A l’époque, gagner son pain à la sueur de son front n’était pas qu’une image comme de nos jours, c’était une réalité. Le pain se méritait !

Là, je dois bien avouer que je ne savais pas comment le prendre !
« Passage d’ânes. Prière de ne pas stationner . Merci »
Ils sont de quel côté les ânes ??? 🙂

Pour les gens qui me suivent régulièrement, souvent je râle contre les plantations d’épicéas.
Je sais !
Mais comme on peut le voir sur une photo un peu plus haut, on peut comprendre pourquoi !
A gauche une forêt, à droite une plantation !
Plus rien ne pousse sous ces plantations. Et si plus rien ne pousse, plus grand-chose n’y survit !
Faut pas avoir fait des études d’ingénieur pour le comprendre !!!

Dans cette culture de je ne sais quelle espèce, je suppose qu’on essaie de respecter un biotope un peu plus naturel que les sapins de Noël.
C’est quand même plus joli, non ? 

Parfois, on a la chance d’être autorisés à parcourir des sentiers habituellement interdits au passage des promeneurs. 
Des panneaux l’indiquent. Et ce n’est pas parce que la technique me lâche sur cette photo, qu’il faut prétendre ne pas l’avoir vu ! 😊  
Merci au gestionnaire de cette forêt pour cette autorisation de passage.

Ces « hors-piste » qu’on nous propose sont souvent de magnifiques souvenirs.
Là, du coup, j’ai du mal à comprendre !
Y aurait-il une carrière derrière cette montagne de débris rocheux ? Ce n’est pas aujourd’hui que j’irai le vérifier.
 Hélas, même ici, les « marcheurs contemplatifs » doivent sacrifier à la nouvelle mode et subir les trailers qui cherchent à tout prix à dépasser les autres et des chiens en liberté qui vont et viennent entre les jambes de ceux qu’ils rencontrent.

Parfois les sentiers sont boueux, mais cela reste praticable ! D’autres nous obligent à un peu d’exercice, mais cela ne tue personne !

Passage par Villers-aux-Tours
Le château actuel, construit en 1682 par Godefroid de Rahier,  a été réhabilité en 2011, après de longues années d’abandon, pour devenir « La Caponnière », une résidence destinée à des personnes en situation de handicap.

L’arrivée n’est plus très loin, mais avant cela il y a le regroupement des différents circuits et un dernier passage « délicat » pour beaucoup qui pensaient terminer le trajet en belles baskets blanches.
C’est raté ! 🙂

A l’arrivée, beaucoup de monde ! Et donc, forcément un service des tickets pour les boissons et le sempiternel pain-saucisse dominical, un peu débordé !
Par contre les préposés aux inscriptions à la marche ne le sont plus vraiment !😉

Je laisse tomber le « réconfort » du jour pour me rendre à deux kilomètres de là, à l’Avouerie d’Anthisnes, que j’ai déjà visitée il y a une petite dizaine d’années !

Hélas, c’est une nouvelle déception.
A l’époque, le musée ressemblait encore à un musée, avec du matériel brassicole et une belle petite collection d’objets en rapport avec la dénomination de « Musée de la Bière et du Péket ».  
Aujourd’hui, cela ne ressemble plus à rien ! Il n’y a plus que des écrans sur lesquels les visiteurs peuvent suivre l’évolution des techniques ou je ne sais quels autres reportages qu’on peut probablement trouver aussi sur internet.

Avant ↑
Après ↓

La belle cave voûtée où j’avais dégusté un bon petit genièvre n’est apparemment plus accessible au public et a été remplacée par un petit comptoir d’arrière-cuisine à côté de la salle d’accueil !


Ces petites déceptions font partie de mes balades dans le pays et tout ne peut pas toujours se dérouler sans accrocs. Tant pis, je repars un peu déçu, mais dans l’ensemble, j’ai vraiment passé une excellente journée.

A la prochaine ?