Ce matin, je pars assez tôt.
J’ai en effet décidé de me rendre au fin fond de la Gaume, du côté d’Aubange.
Rachecourt. C’est un petit village situé au nord de la N88 qui relie Virton au Luxembourg.
Cela fait longtemps que je n’ai pas participé à une marche fédérale.
Il s’agit de la 41ème Marche des Fourmis, organisée par le club… La Fourmi. Logique !
Jusque Neufchâteau, l’itinéraire est facile, je l’emprunte régulièrement, mais au-delà, je préfère faire confiance au GPS.
Pas de pot, si j’ai bien le GPS, mais je n’ai pas le bon câble ! Va falloir se débrouiller sans.
Heureusement, j’ai une carte de l’Ardenne au 150.000ème. C’est pas le top pour se repérer, mais il faudra bien que je m’en contente.
J’arrive sur place avec ½ heure de retard sur ce que j’avais prévu. C’est vous dire la galère sur la route !🙂
Ce qui ne m’empêche pas de boire mon petit café matinal.


Rachecourt, c’est le village de la pomme.
Chaque année au mois d’octobre a lieu une grande foire artisanale: « Tout Rachecourt dans les pommes » avec vous l’aurez compris, une présentation de produits du terroir surtout basée sur ce fruit qu’on trouve un peu partout dans la région.
C’est parti !
Etonnant calvaire maçonné dans le mur de façade de cette maison. 🤔


A Willancourt, j’aperçois une plaque de rue qui me promet une surprise.
Aurais-je le plaisir de rencontrer en haut de cette côte une chapelle et une statue de Saint Michel qui me serait encore inconnue ?

Plus haut, une autre indication indique bien que je vais en direction de la croix du chemin du Haut de Mussy.
Celle que je recherche est indiquée sur le plan comme étant la « Croix au Dieu des Gardes ».
Hummm ! St Michel… Gardien du paradis…
Elle se situe dans un bois en dehors de l’itinéraire, mais pour dénicher un sanctuaire St Michel, tous les détours sont possibles.
Sur place, après 200m de hors-piste, un petit chemin ombragé grimpe en effet dans le bois de Rigna. C’est en côte, il fait sombre et boueux.
Après plusieurs dizaines de mètres, la prudence me conseille de ne pas insister : si je tombe et me blesse sur ce chemin, le risque est grand qu’on ne me retrouve pas tout de suite. Je ne sais même pas si j’ai du réseau dans ce coin un peu perdu. Et comme, en plus de cela, je n’ai pas de ration militaire dans mon sac à dos… !!!
Tant pis, je me vois forcé de faire demi-tour et de continuer ma route.
De là, nous descendons sur Gennevaux et je retrouve la croix de chemin indiquée auparavant.
Je vais donc me contenter de celle-là.


Après le Lua, un petit bois tout au sud de notre itinéraire, nous nous dirigeons vers l’est, vers Battincourt.
Dans le Trou du Beau Bois, pour bien rôder mes bottines, je leur paie une petite cure de fangothérapie.

Avant l’arrivée dans le village, je rate sans doute une bifurcation puisque je me retrouve bien en dehors de la carte sur une route à deux kilomètres de l’endroit où je suis sensé passer !
Je rejoins le village à l’aide de la boussole. Direction plein nord !
C’est vraiment par hasard que je retombe sur le fléchage à la sortie du patelin.

Dans le bois de Recheveau, nouveau souci. Plus de fléchage. Je fais demi-tour.
Jusque-là, je n’ai pas rencontré beaucoup d’autres marcheurs, mais l’un d’eux arrive à ma rencontre. Lui aussi cherche son chemin. Ensemble nous explorons quelques chemins de traverse. Sans plus de succès !
Après un troisième retour en arrière, un troisième marcheur nous rejoint !
Il est de la région, connaît l’organisateur et arrive à le joindre par téléphone pour qu’on nous remette sur le bon chemin. Le chemin à prendre se trouve un peu plus loin mais apparemment, aucune balise n’est visible.
Après une dizaine de mètres sous des branches et dans la gadoue, j’aperçois des traces de pas.
Sauvés !

Ci-dessus, mes vieux yeux arrivent à voir ce balisage orange sur fond plus ou moins encore vert.
Ci-dessous, c’est nettement plus difficile !
Et je ne vous dit pas la galère quand on se trouve à un carrefour dans les bois ! Je passe presque plus de temps à chercher ma route qu’à la faire ! 🤨

Passage par l’arboretum du coin.

Nous ne sommes plus très loin de l’arrivée et le reste du parcours s’effectue tranquillement.
Près de la salle, un autocar.
Bon sang ! J’avais complètement oublié cette particularité des marches fédérales. Je vous explique : certains clubs de marche organisent des déplacements en car pour leurs membres, leurs familles et amis. Ils leur permettent ainsi de pouvoir visiter d’autres régions que celles où ils marchent habituellement.
J’en ai moi-même profité avec mon ancien club de Mont-Marche-Tournai, notamment pour une marche des Illuminations de Noël à Paris ! J’en profite pour saluer quelques amis de l’époque 😉

Aujourd’hui, c’est le club des « Bottines Borquines » (de Saint Hubert) qui se déplace à Rachecourt.
Les invités ne font en majorité que les petites distances et en profitent pour se restaurer avant d’aller visiter un lieu touristique régional.
Tout cela pour vous dire que la salle est bondée et que je sauterai le petit repas du jour qui promettait pourtant de ma plaire ! Tant pis !
Au contrôle et à l’estampillage de mon carnet, un copain que je voyais régulièrement sur mes destinations de marche en province de Luxembourg.
La petite valise didactique du contrôleur qui veille à rappeler les consignes. 😏
C’est pas toujours inutile !

Je suis un peu déçu de la prestation du jour. Pas de panoramas grandioses, pas de repas sur place ( je l’ai remplacé par une bonne pils ) et un peu de fatigue due aux deux ballonnages et au petit détour volontaire qui ont sensiblement allongé mon parcours.
Faudra donc que je renouvelle l’expérience fédérale sur une autre destination avant de juger la responsabilité de cette petite défaillance! 😉
Retour sans problème particulier.
En attendant, demain, au menu d’après marche, il y aura de la tarte aux pommes maison ! 😋

A bientôt !
