Pourquoi les porais (poireaux en patois liégeois) ?
Parce qu’à la fin du XVIème siècle, à la suite d’une moisson de céréales désastreuse, les habitants de Tilff rencontraient des difficultés pour payer la dîme due au chapitre des chanoines de la cathédrale Saint Lambert à qui appartenaient les terres et les bois de la région.
Joseph le r’piqueu, réputé pour faire pousser des légumes dont il était très fier, eût l’idée de payer cette taxe avec des légumes plutôt qu’avec du blé !
Le chanoine receveur des contributions, sans doute amateur de bonne soupe, accepta.
Ce que l’d’Joseph évita de dire, c’est qu’il avait un secret pour faire pousser de gigantesques poireaux et que du coup, 10 % de sa récolte, cela faisait quand même beaucoup !
En citoyen modèle, il les livra dans la halle des marchandises le jour prévu… mais en récupéra une bonne partie la nuit suivante.
Ce qui fit dire aux plaisantins du coin qu’à Tilff les poireaux avaient des jambes et que c’est ainsi qu’ils avaient pu s’évader pendant la nuit !!!
De là est née la légende qui est encore fêtée de nos jours lors du carnaval de Tilff.

J’ai choisi cette destination d’abord parce que je n’y suis encore jamais allé, mais surtout parce que le flyer de présentation de la marche nous invitait à découvrir le Musée de l’Abeille. Je ne pouvais donc pas rater cette belle occasion d’en découvrir un peu plus sur l’apiculture !
L’accueil se fait dans un grand chapiteau installé dans le parc du château Brunsode et je comprends rapidement que toute cette installation n’est pas seulement prévue pour nous.
C’est là qu’ont lieu une partie des nombreuses activités de ce mois d’août, dont cette marche Adeps.
Petit kaoua en compagnie d’une sympathique dame faisant partie de l’organisation qui me donne des renseignement sur le parcours !

Allez, en route.
On entre rapidement dans le vif du sujet par un bois à l’est de la ville et les premiers des 543 mètres de dénivelés prévus au cours cette matinée.
Trois kilomètres de grimpette, c’est long !

Vrai vestige ou fausse ruine ?

Traversée du Bois des Manants pour redescendre vers le Ri de Gobri légèrement à sec que nous longeons vers l’aval pour arriver à Méry ( ♪♪ joli village aux eaux bleu-eu-es ♪) !

Méry, l’église Saint Pierre

Nous traversons l’Ourthe pour rejoindre le bois de Monceau.

C’est la deuxième difficulté du parcours. Elle nous emmène à Avister, puis dans le Bois de Famelette.


Passage ensuite par le quartier Limoges. C’est un quartier plutôt résidentiel, d’où la vue sur Tilff est par endroits magnifique.

Nous redescendons, doucement au début mais nettement plus rapidement ensuite, vers la rivière pour rejoindre un Ravel qui la longe en la remontant vers le sud !

On ne sera pas seuls ! Sur l’autre rive de l’Ourthe, des joggeurs prennent le départ de leur parcours.
Je me disais bien que ce grand chapiteau n’avait pas été installé rien que pour cette marche ! 😏

Je ne suis déjà pas fan des Ravels en temps normal, mais là, même en restant sagement sur ma gauche, ce devient parfois pénible avec tous ces marcheurs, cyclistes, joggeurs indisciplinés qui s’imaginent tous être seuls sur ce chemin alors qu’on est des centaines à aller dans les deux sens ! Et sur un kilomètre !!!
Je suis content d’arriver dans une zone industrielle où je peux enfin marcher seul sur une petite route quasiment inutilisée !

De là, j’aperçois l’Abbaye Notre-Dame de Brialmont sur la crête et d’où la vue sur la vallée doit être magnifique ! C’est là que nous allons.


Après avoir rejoint l’autre rive de l’Ourthe, nous grimpons vers le sommet par un joli chemin !
Joli, mais plutôt raide !
Ce sera la dernière difficulté du jour. Et la plus fatigante !

Belle vue sur le CHU bien connu du Sart-Tilman

En haut de la côte, nous rejoignons les participants au jogging que j’avais déjà aperçus de loin en arrivant sur le Ravel.

Les organisateurs ont eu l’idée saugrenue (pour ne pas dire autre chose) de nous faire emprunter le même chemin. Résultat, tout le monde (ou presque) râle !
Sur la cinquantaine de joggeurs pour qui je me mettais sur le côté afin de ne pas trop les gêner, il y a quand même une dame qui m’a remercié ! C’est réconfortant de voir que tous et toutes ne se prennent pas pour les seigneurs des chemins ! 😏

Tout en haut, à l’Abbaye, pour la belle vue sur la vallée, il faudra que je rentre dans les ordres pour peut-être en profiter un jour. Ce n’est pas pour tout de suite ! 😏

La petite église de l’abbaye est ouverte, mais des sœurs y prient et y chantent. Le respect et la discrétion sont donc de rigueur. Ne les dérangeons donc pas !

Ensuite, il ne nous reste plus qu’à redescendre vers Tilff en passant devant le château Brunsode, du nom du propriétaire qui l’a fait bâtir, un chanoine de notre fameuse cathédrale Saint-Lambert dont je vous ai parlé un peu plus haut !
Vous comprendrez pourquoi notre brave d’Joseph n’avait pas vraiment envie de payer trop de taxes !!! 😊

Au chapiteau, c’est la cohue.
J’y arrive en même temps que des membres du service de secours. Une personne à mobilité réduite (PMR) pour lesquels un parcours de 5km était prévu éprouve quelques difficultés. Il faut dire que la chaleur était parfois bien étouffante sur tous les itinéraires ! Ce courageux reprend peu à peu ses esprits. Tant mieux !

Une file d’une quinzaine de mètres attend les plus assoiffés. Une fois n’est pas coutume, je passe mon tour! Il me reste encore de l’eau.

Je me faisais un plaisir de découvrir le Musée de l’Abeille vanté dans le prospectus de la marche, on m’apprend qu’il est fermé !!! Bin tiens ! 😐
Hughes, tu t’es fait avoir comme un bleu ! 😒

Tant pis ! Il ne me reste plus qu’à me changer pour rentrer tranquillement au bercail !
Ce sera pour une autre fois … Peut-être… !!!
