Aujourd’hui, j’ai prévu de dépasser un peu les limites territoriales des destinations de marche que mon budget m’autorise !
Je vous emmène dans un coin que beaucoup de mes amis militaires, anciens ou plus récents, connaissent.
Si je vous dis Vance, cela ne vous dira sans doute pas grand-chose.
Mais si je vous dit Lagland, je suis certain que cela vous titillera un peu plus les neurones.
Lagland, près de Stockem et d’Arlon.

Eh oui ! L’association Anim’Trouffis nous invite en effet à sa marche annuelle.
D’après quelques renseignements, elle se déroule cette année sur le domaine d’exercices militaires que beaucoup d’entre nous ont connu pendant leur service ou leur carrière.
C’est un vieux domaine de l’armée. Il a été offert par la ville d’Arlon pour servir de champ de tir et de terrain d’exercices au 3ème bataillon du 10ème de Ligne en 1881. Cela ne nous rajeunit pas !
La connexion de mon GPS m’ayant lâché dès le départ de chez moi, j’en reviens aux bonnes vieilles méthodes : la mémoire des trajets précédents vers la Gaume, les panneaux indicateurs, mais aussi la carte de la région où je me trouve.
Il est aux environs de 07:30 lorsque j’arrive.
Le café est prêt et je m’attarde un peu pour regarder les photos de cartes postales anciennes qui décorent un mur de la salle.
Avant le départ, une petite bouteille d’eau est offerte aux non prévoyants. Je refuse gentiment, j’en ai près de deux litres dans la poche à eau de mon sac à dos !

Nous quittons le village vers le sud-est en traversant la Semois qui n’en est encore qu’au début de ses 210 km qui la mènera vers la Meuse à Monthermé (France).

Nous prenons ensuite rapidement la direction du sud-est, vers la forêt.

Sur ces chemins à découvert, il fait déjà très chaud.
Si en hiver la neige peut être un peu plus abondante que dans d’autres régions du pays, en été, les chemins sont plutôt poussiéreux. Cela me change des sentiers boueux parcourus depuis le début de l’année.

A l’orée du bois, nous entrons dans le camp militaire. La grille est ouverte, on ne risquera donc rien aujourd’hui !

Un peu plus loin, un panneau nous rappelle une interdiction de fumer !
Pour moi, c’est bon, il y a +/- 30 ans que j’ai arrêté. 😊

C’est non seulement une bonne chose pour la santé, mais dans ce cas-ci, c’est aussi une question de protection de ces forêts dont quelques-unes sont classées en réserves naturelles et sites de grand intérêt biologique.

Au mois de mars de cette année, les pompiers ont dû intervenir pour un feu de broussailles déclenché par des stagiaires en exercice et qui à rapidement pris de l’ampleur pour brûler une dizaine d’hectares.
Le danger est donc bien réel, surtout par ce temps de canicule.

Par mesure de sécurité, de nombreux sentiers nous sont interdits, mais je m’accorde une petite dispense de quelques dizaines de mètres (et sans franchir de clôture) pour photographier une « cible au pied de l’arbre en boule » aperçue depuis l’itinéraire et en restant prudemment dans les traces des véhicules qui sont passés avant moi. 
Du coup, cela me fait penser au film « Un taxi pour Tobrouk », un film culte du début des années 60.  Les fans comprendront pourquoi !

Au bout du chemin, le Stackemer Knupp, Mont de Stockem en luxembourgeois, avec à son sommet une tour d’observation. Mais là, on ne passera pas. C’est vraiment interdit de chez interdit !

Un peu plus à l’abri dans le bois, un panneau attire mon attention !
Peut-être une recommandation pour ne pas abimer plus que nécessaire de beaux petits sentiers situés en pente, souvent dégradés au fil du temps par des amateurs de vitesse et de records plutôt que par la beauté ou l’intérêt des sites qu’ils traversent ?

Le soleil continue à frapper fort, mais nous offre aussi de belles couleurs sur les chemins sablonneux empruntés. Ou pas !

« Il était long, il était beau,
Il sentait bon le sable chaud,
L’itinéraire ! »

Au « Checkpoint Stuart », pas de gardes militaires armés, on est dimanche !
De toutes façons, je n’ai rien à déclarer !

Nous sommes maintenant sur le chemin du retour en longeant la réserve naturelle et les marais de Landbruch.

Un autre panneau un peu bizarre interdit aux chars d’aller plus loin, ce qui m’amène à une autre petite réflexion.
Si un jour les russes décident d’envahir la région, c’est là qu’il faudra installer un camp de résistants. Comme disaient d’autres un peu plus tôt dans l’Histoire des invasions ennemies : « Ils ne passeront pas ! » 😊

Dernier passage par le royaume des moustiques situé le long du Rau des Fagnes.
Heureusement, j’ai prévu le coup : un peu plus tôt, j’ai pulvérisé mon chapeau et le haut de mon sac à dos de spray répulsif. Ce n’est pas d’une efficacité à 100 % tellement il y en a, mais cela limite pas mal les désagréments causés par ces petites bêtes pas sympathiques.

Passé la barrière de limite du camp, retour au soleil pour la dernière partie du trajet.

A l’arrivée, je me laisse tenter par une bière allemande que je ne connais pas !
A y regarder d’u peu plus près, je m’aperçois qu’il s’agit d’une bière… sans alcool !
Tant pis ! Une fois n’est pas coutume.
Ceci dit, elle n’était vraiment pas mauvaise et par cette chaleur, c’est peut-être même un peu plus conseillé que d’autres un peu plus belges, un peu plus fortes.

D’autant plus que ma journée n’est pas finie. J’ai en effet prévu de prolonger le plaisir en visitant le Musée gaumais de Virton !
Mais bon, ça, c’est une autre histoire !

A bientôt les gens, pour une nouvelle balade !