Alors que j’étais à la recherche d’une destination de marche, une localité avait retenu mon attention :
Saint-Pierre et plus précisément un petit hameau du nom de Sberchamps, que je connais un peu de nom puisque la petite église qui s’y trouve est dédiée à mon saint patron préféré, Saint Michel.
Je ne suis pas allé souvent dans cette région, ce sera donc une première pour moi.

C’est aussi une première pour les organisateurs de cette marche, le « Comité de Flohimont ».
Il est 07:30 à mon arrivée, mais je n’aurai pas l’occasion de déguster mon petit kaoua habituel, ce qui est souvent plus un prétexte pour payer mon obole à l’organisation tout en étudiant un peu le parcours et en faisant quelques photos !
Ce sera donc pour plus tard.

Comprenant que je suis un marcheur plutôt rompu à l’exercice, on me demande d’être indulgent pour cette première ! Je les rassure, je suis indulgent lors de toutes mes marches. Et même si je n’ai pas l’occasion de déguster mon petit café dominical ! 😉

Autour de nous, pas de bois !
On commence donc par un bon bout de campagne !

Le premier village traversé est donc Flohimont, un magnifique petit village souvent primé pour son environnement fleuri et sa propreté. Dans la région, on fabriquait du savon déjà au XVIIème siècle. Ceci explique peut-être cela ?

Belle petite chapelle érigée par sa veuve en l’honneur d’un cultivateur décédé par suite d’une blessure infligée par un cheval en 1904. Dédiée autrefois à Saint Joseph, c’est aujourd’hui Notre-Dame de Lourdes qui y est surtout vénérée.

Un peu plus loin, le « Vié lâveû » avec à l’avant une espèce de banc sur lequel la lavandière s’agenouillait pour laver son linge sans trop se mouiller les jambes ! Chacune avait le sien et si celui-là est encore en place, je suppose que c’est parce qu’il doit être bien attaché ! 😉

Retour dans la campagne.
Le soleil est déjà bien présent. Un agriculteur inspecte son champ. Je m’arrête un instant. J’aime bien discuter un peu avec les gens que je rencontre.
Il regrette, lui aussi, la prolifération de sangliers qui lui causent bien des dégâts. Je compatis et le laisse à ses doutes sur son avenir proche. Que peut-on y changer ? ☹

On est sur l’itinéraire des 20 km, mais on aperçoit parfois les autres marcheurs de l’autre côté d’un champ ou aux carrefours de certains chemins.
Le « Recce » qui a conçu les parcours a bien fait les choses en nous faisant parcourir des sentiers allant dans la même direction, mais chacun sur son propre trajet.
Parfois nos itinéraires se croisent, parfois nous marchons une centaine de mètres en commun, mais en général, je suis pratiquement seul sur ces chemins où il faut lever les pieds bien haut pour avancer.

Dans un petit bois, le Laid Saidon, on continue à emprunter des chemins différents tout en se croisant.
Mais bon, le fléchage est impeccable et il est impossible de se tromper.

Parfois nos itinéraires se croisent, parfois nous marchons une centaine de mètres en commun, mais en général, je suis pratiquement seul sur ces chemins où il faut lever les pieds bien haut pour avancer.

Autre particularité de cette marche, elle se déroule sur un plan rectangulaire d’une douzaine de kilomètres carrés, pas plus. Les boucles y sont donc nombreuses, ce qui fait que tous les côtés du corps sont pareillement exposés au soleil, mais moins longtemps ! 😊

Un Ravel ! Je n’en suis pas très fan, mais tant que ce n’est pas bétonné et qu’on peut apercevoir dus beaux paysages, je prends !
Ce dimanche matin, personne sur le chantier. Les ouvriers font le pont !

On redescend ensuite vers le sud par de petits bois bien agréables à parcourir par cette chaleur.

Soudain à l’orée de l’un d’entre eux, un miracle… Merci Saint Pierre !

Un stand de ravitaillement ! Sur une Adeps, c’est assez rare pour être signalé.

Il est installé devant un magnifique paysage champêtre.
J’ai encore assez d’eau, mais une eau pétillante bien plus fraiche que celle dans mon sac à dos me remonte le moral un peu en berne ! J’ai oublié la crème solaire dans le mobilvouac et les coups de soleil commencent à me gonfler les mains déjà couleur écrevisse.  
Ce stand est là à l’initiative d’un brasseur de Flohimont accompagné d’une équipe de bénévoles bien sympathiques.
Je ne préfère pas déguster tout de suite la bière qu’ils nous proposent, la « Tou Teur ». Elle ne titre que 6% d’alcool, mais je préfère me méfier. On est quand même encore à 6 km de l’arrivée !!!

Après un dernier tronçon dans la campagne, j’arrive à la belle petite église Saint Michel de Sberchamps. C’est fermé, mais je réussis à apercevoir une belle statue de mon saint patron préféré. C’est un peu pour cela que j’avais aussi un peu choisi cette destination 😉.

A la buvette de l’AS Saint-Pierre, je suis brûlant, cramoisi, fatigué… et assoiffé !
La Tou Teur peut maintenant se déguster avec plaisir !

Avant de reprendre le chemin du retour, je rassure un de mes interlocuteurs de ce matin.
Pour bénéficier de mon indulgence, il faudra que je revienne. 😉
Là, je n’ai absolument rien à redire, c’était parfait.
A la prochaine !