Terwagne. Vous connaissez ?
C’est dans le sud de la province de Liège, à quelques kilomètres d’un lieu un peu plus connu : Modave.
Le temps est incertain mais nettement plus proche de la pluie que du beau temps et j’ai droit à une drache nationale sur l’autoroute qui m’y emmène.
Cela cesse à mon arrivée.
La marche est organisée par le C.A.R.T., le Centre d’Animation Rurale de Terwagne.
Du coup, pas encore beaucoup de monde à la salle de départ.

Le café est prêt. Comme je dois changer un billet, j’achète en même temps deux consommations à emporter… à la maison, histoire de ne pas leur prendre une partie de leur monnaie dès le matin.

Pour changer de la traditionnelle photo du kaoua habituel, je vous offre la photo des deux autres consommations créées par une brasserie de la région. 😋

Le début de parcours est plutôt campagnard. Cela nous change des bois et forêts que la plupart des marcheurs et râleurs des villes préfèrent, quitte à passer à chaque marche par les mêmes chemins.

Ce n’est pas mon cas. J’aime tout autant les paysages avec des vues dégagées ou des passages dans des villages restés « dans leur jus ».
Ce sera le cas cette fois-ci et tant mieux.

Du côté de Linchet, un bloc de roche attire mon attention. Il s’agit d’une pierre commémorative nous indiquant qu’à cet endroit s’élevait autrefois l’ancienne église Saint-Remy. 

Un peu plus loin, nous arrivons à une carrière dont les roches calcaires sont surtout destinées à la fabrication de béton de construction.

Le site est aujourd’hui traversé par un Ravel qui longe le ruisseau la Bonne avant d’aboutir, du moins pour mon parcours, à l’entrée d’un tunnel où les itinéraires se séparent.

Le 10 continue tout droit pour prendre le chemin du retour, le 15 et le 20 se dirigent vers le village de Modave en passant par la réserve naturelle des adrets de Romont.

L’étonnante église Saint-Martin et son campanile un peu atypique dans ce village aux constructions anciennes.

Une longue allée nous mène ensuite vers le château des comtes de Marchin.
Des cavaliers s’y rassemblent pour une petite balade équestre… et poursuivre le minage des chemins environnants ! 🙂

Je prolonge un peu le parcours en allant jusqu’au château des comtes de Marchin à Modave.

Nous descendons ensuite vers le sud en longeant la vallée du Hoyoux qui à certains endroits est canalisé. Une grande partie de la zone est sous contrôle de la société Vivaqua qui y gère un des plus grands captages d’eau souterraine. Ce projet fut lancé en 1882 par le Roi Léopold II pour alimenter Bruxelles en eau potable et démarra réellement en 1907 ! Comme quoi, en Belgique, les tracasseries administratives ne datent pas d’aujourd’hui !!!

A la ferme du Val Tibiémont, nous retrouvons le Hoyoux. Nous le traversons au choix par un gué pour ceux qui ont des chaussettes de rechange ou un peu plus loin, sur un joli petit pont pour ceux qui veulent traverser à pieds secs.
N’étant pas trop fatigué, j’opte pour le détour (d’une dizaine de mètres !) afin de vérifier si le pont est encore praticable et pour y prendre une belle photo ! 😉

Nous remontons ensuite à Survillers où quelques surprises m’attendent.
J’y découvre une rare race d’ovins issus d’un croisement entre des chèvres et des lapins.
Etonnant, non ?

J’y rencontre ensuite une grande vedette de la bande dessinée belge, en balade lui aussi dans la région.
Il m’autorise à le prendre en photo avec son fidèle compagnon, mais à condition que cela ne paraisse pas dans les réseaux sociaux ! Je le rassure tout de suite. Je ne suis pas un paparazzi et je ne publie jamais de photos de personnes sans leur consentement.  Pour respecter sa volonté, vous le retrouverez ailleurs sur mon blog. Vous en profiterez ainsi pour faire plus ample connaissance avec celui-ci ! 😊

Un peu plus loin, un petit mémorial a été érigé en mémoire des 5 morts de l’équipage d’un Halifax anglais abattu par la chasse allemande en 1943.

L’endroit préféré des drogués de la marche… C’est d’la bonne !

Nous sommes approximativement à la moitié de la marche. Il est donc temps de prendre la route du retour par ces beaux chemins de campagne. Personne devant moi sur des kilomètres, personne derrière ! Quel plaisir !

Une dernière boucle nous ramène au regroupement des itinéraires.
Au Thiers de la Croix, nous arrivons aux 4/5 de la marche !
Pour info, un thiers (ou tier) en wallon ardennais, c’est une colline ou un chemin plutôt raide.

Il ne nous reste plus qu’à en redescendre pour rejoindre l’arrivée et passer à l’ « armurerie » pour compléter ma réserve de « munitions » avant la prochaine mission.


A la prochaine les amis !