Ce dimanche matin, j’ai choisi Gelbressée comme destination de marche.
Elle est en effet organisée par l’Amicale Para-Commando de Namur, et cela fait un bon moment que je n’y ai pas participé. Depuis 2017 pour être plus précis. Ça fait un bail ! J’en avais gardé un bon souvenir et il n’y a donc aucune raison pour qu’il en soit autrement cette année !

J’ai à peine démarré le trajet en mobilvouac que je me fais déjà une petite frayeur. Une horde de sangliers (3 castards imposants et une dizaine de marcassins) me coupe la route, m’obligeant à freiner à bloc pour ne pas abimer… mon pare-chocs.
Plus de peur que de mal, mais faut bien avouer qu’ils commencent fameusement à me gonfler avec leur prolifération incontrôlée. Et je ne vous parle même pas des dégâts qu’ils font chez moi chaque année. Vivement la réouverture de la chasse !
Pas de doute, c’est bien ici !

Le temps est à la pluie. C’était prévu donc pas de surprise.
Il est 07:30 lorsque j’arrive sur le parking du terrain de foot du coin. Je suis parmi les premiers.
Hélas, l’installation est encore en cours, donc pas de petit kaoua habituel.
On va mettre cela sur le dos d’un « lendemain de la veille ».  😊 Le temps du prendre une photo du parcours des 20 km que je trouve sur une table et me voilà parti.

Après une petite portion de grand’route, on entre dans le vif du sujet avec un beau petit raidillon qui nous emmène vers le sud en direction du bois de Hubeumont, puis, toujours vers le sud, près de l’abbaye Notre-Dame-du-Vivier et son bien connu ruisseau, la Gelbressée, qui nous servait de « bac à merde » lors du brevet Commando.
Souvenirs, souvenirs… 🙄

Apparemment, ils ont dû faire un peu de ménage avant notre passage !

C’est à partir de là que je commence à fredonner dans ma tête un air de l’époque où la chanson était encore une suite de paroles gentilles accompagnée de vraie musique et interprétée par de vrais musiciens et chanteurs.
« Toujours un coin qui me rappelle ».
Je laisse les plus jeunes chercher qui est son interprète français ! Google peut parfois aussi être ton ami ! 😉

C’était nettement moins marrant à cette époque ! 😂

Même la pluie ne me découragera pas de la fredonner tout au long de ce parcours. Il faut bien dire que ce « temps de Commando » y est aussi pour beaucoup dans ce petit moment de nostalgie.

Aux alentours de l’abbaye, un doute m’assaille : le trajet balisé ne correspond plus vraiment à ce que j’ai sur la photo de la carte au départ ! Je devrais normalement me diriger vers l’est en direction de Wartet alors que le fléchage m’emmène plutôt vers l’ouest et le Bois du Moulin !
Dans le doute, mieux vaut suivre le fléchage. Qui sait, les intempéries de la veille et de la nuit ont peut-être obligé les organisateurs à modifier le parcours en dernière minute ?

L’itinéraire parfois un peu costaud nous fait traverser pas mal de bois aux alentours de Marche-les-Dames pour ensuite longer la carrière de Beez et nous emmener « par les bois par les champs, sous la pluie, sous le vent » à Boninne.

T’as d’beaux yeux, tu sais ?

Vient ensuite une petite séquence mémorielle en longeant le cimetière militaire 14-18 de Marchovelette.
La pluie bat son plein mais je m’y attarde un peu pour penser aux 491 soldats belges et 32 soldats français qui y reposent aujourd’hui. Beaucoup de soldats inconnus parmi les Belges. La plupart d’entre eux servaient le pays au fort de Marchovelette situé un peu plus loin et qui a été bombardé en août 1914 par l’artillerie teutonne et ses « Grosses Bertha » ! On comprend que très peu d’entre eux étaient encore identifiables !

Le petit crachin qui m’accompagne sur une bonne partie de l’itinéraire depuis le matin se transforme en pluie qui nécessite un changement de vêtements. J’échange mon pull polair trempé pour une veste un peu plus imperméable.

Hélas, au moment de quitter ce lieu de mémoire, la fermeture du sac à dos rend l’âme elle aussi ; plus moyen de le fermer !
Après avoir réparti son contenu dans mes poches et sacoches de ma ceinture, je repars enfin.
 Je pense être tranquille pour finir cette marche ! Cinq minutes plus tard, je me rends compte que j’ai oublié mon « soutien psychologique » en le déposant sur une haie du cimetière afin de faire quelques photos !
Me reste plus qu’à opérer un demi-tour pour aller le récupérer !

Le fort est à quelques centaines de mètres plus loin sur notre chemin, mais il est interdit d’accès.
C’est un des 9 forts qui protégeaient Namur à la fin du XIXème siècle. Il sert paraît-il encore aujourd’hui pour les exercices à l’explosif de l’armée et de la police.
Voici quand même une petite photo du fort. Je vous rassure, elle n’est pas de moi ! Pas de ballon ni d’avion disponible par ce temps ! 🙂

Bizarrement, un peu avant le village de Marchovelette,  je me retrouve sur le parcours de 10 km !?! 😕
 J’ai dû rater une séparation ! Manque d’attention en suivant d’autres marcheurs sans doute. Faut dire, pour trouver une excuse plus ou moins valable, que cette boucle n’apparaissait pas non plus sur ma carte. 😏
Tant pis ! Vu l’heure qu’il est, je ne dois pas être loin des 16 km sur les 20 prévus. Je continue donc sur cet itinéraire.
L’arrivée est donc forcément plus proche que je ne le pensais. Le temps d’enfiler des vêtements un peu plus secs et je file à la « cantine ». Comme au bon vieux temps !  
Malheureusement, pas de bière spéciale « Commando ». Tant pis je me contente de deux pils. 😉

Petit coup d’oeil sur le parcours maintenant affiché…
Je me disais bien qu’il y avait eu quelques changements ! 😄

Bilan du jour : une belle petite marche pas trop difficile même si à plusieurs reprises j’ai dû reprendre un peu mon souffle dans certaines côtes, pas trop de photos à cause de la pluie et un sac à dos H.S.
Bref, globalement une bonne journée ! 

Et pour terminer, comme souvent dans les Amicales d’anciens Para-Commandos, les comités rappellent le souvenir d’un de leurs amis disparus en le mettant à l’honneur lors de leurs activités sportives.
C’est le cas ici aussi.
Petite pensée donc pour l’un des leurs, Raymond Peeters, disparu en ce début d’année 2025.