Orchimont, je vous ai déjà fait un petit topo sur cette sympathique petite commune après une autre marche:
ma marche littéraire en compagnie d’Adrien de Prémorel, « De la Lesse à la Semois ».
Je profite donc de cette marche Adeps pour aller y découvrir d’autres paysages.

Je prends la route sous la pluie.
La salle de départ se trouve sur l’emplacement de l’ancienne église et du cimetière qui l’entourait !
On raconte que dans les années 1890, une certaine Marie, réputée sorcière du coin, se promenait nuitamment dans ce cimetière pour y chercher des ossements de jeunes enfants afin de concocter des potions d’invisibilité !

Du coup, je n’y traine pas trop et après mon petit café matinal, je pars vers l’Angleterre, ou du moins, le quartier qui porte ce nom.

Nous allons en direction du nord-est, vers Bellefontaine, par des chemins boisés et relativement faciles, nous suivons les lignes de côte sans difficultés particulières. Il ne pleut pas vraiment, mais on a droit à un crachin persistant qui se prolongera une bonne partie de la matinée.

Je baptise l’endroit la « Passerelle de la Confiance » où je pense qu’il est plus sûr de traverser à côté ! 🙂

Bellefontaine est en vue.

La fontaine Saint Furcy rappelle que ce moine venu d’Irlande au VIIème siècle y fit jaillir une source lors de son passage dans la région.
En 1919, le prêtre fit construire ce beau petit monument.
Après quelques miracles dus à l’absorption d’eau de cette fontaine, Elle devint rapidement un lieu de pèlerinage.
 Les paysans de la région s’y réunissaient aussi en septembre pour obtenir la protection de leurs troupeaux et en repartaient avec une plaque bénite en cuivre à l’effigie de saint Furcy qu’ils clouaient au-dessus des portes de leurs étables. La plaque, pas saint Furcy !

Restaurée en 1990 après avoir été perdue dans les ronces, les hautes herbes et oubliée dans le cœur des habitants, elle rebooste aujourd’hui le tourisme.

Aujourd’hui encore, de nombreux habitants de la région et même du Luxembourg ou des Pays-Bas, viennent y remplir des bidons, en préférant expliquer que s’ils n’ont jamais été malades, c’est parce qu’ils ne boivent plus que cette eau (gratuite 😉 ) ou que leurs plantes poussent mieux avec l’eau de cette source.

Ma B.A. du jour : En chemin, je prend un peu de temps pour ramasser et repositionner tant bien que mal des flèches qui se sont décollées avec la pluie et le vent qui souffle sur les hauteurs à découvert.

Après Petit-Fays, tout occupé à prendre quelques photos, j’arrive à un carrefour de chemins où je ne vois plus de flèches ! Comme jusqu’à présent le balisage était parfait, là, je comprends que ce n’est pas à cause de la pluie, mais que c’est moi qui n’ai pas remarqué la bifurcation précédente dans le village.

Un bon kilomètre de rab, mais j’aurai au moins eu le plaisir d’apercevoir quelques bisons !!! 😊

Le Pont des Deux Eaux

Bravo et merci au courageux « baliseur » d’avoir été coller sur cet arbre une flèche nous signalant que ce n’était pas la bonne direction ! 😂

Après le hameau de Six Planes nous sommes sur le chemin du retour.
Une partie un peu plus acrobatique ! Nous longeons en effet une crête de rochers où il vaut mieux, après les pluies de la nuit et de la matinée, regarder où on pose les pieds, à moins d’être suicidaire, ce qui n’est pas encore mon cas !

Moi, lorsque la pente est plutôt raide, ma technique est simple : je me dirige vers le premier arbre qui me tend ses branches en contrebas et si je glisse, il me rattrape !
Mais bon, ça ne marche pas toujours.
Parfois, faut en plus mordre dans les rochers et/ou implorer le ciel pour ne pas faire une périlleuse cascade. 😊

Plus loin en retournant vers la gare d’Orchimont, nous arrivons au Camp des Blaireaux, un des nombreux camps de maquisards des environs durant la dernière guère mondiale. C’est le seul à avoir été remis en état après la guerre et à être entretenu comme témoin de la vie du Maquis.
J’y suis déjà passé également, mais j’aime bien profiter de ces endroits de mémoire que les organisateurs de marches nous proposent de visiter !
Hélas, je ne pense pas que nous ayons été nombreux à faire cette visite.
Même si j’avoue que les chemins que nous avons empruntés peu auparavant étaient bien plus fatigants que ce petit détour d’une centaine de mètres, c’est dommage ! 🙁

La gare d’Orchimont n’est plus une gare depuis longtemps.

Comme l’endroit est devenu un carrefour important de belles promenades, des panneaux didactiques aux textes tirés du livre d’Adrien de Prémorel et illustrés par le dessinateur de bandes dessinées Gaëtan EVRARD, y ont été installés par le syndicat d’initiative de Nafraiture-Orchimont qui est également organisateur de la marche du jour. Ils nous retracent une partie de la vie de la gare à cette époque, comme ici, le transport du bois de mine.

Pöur ma part, je sais qu’après la fatigue des chemins déjà empruntés, le plus dur est à venir : 1 km de côte pour arriver au village !
« Heureusement », ils ont trouvé un petit raccourci qui nous fait gagner 100 mètres… mais où je dois bien plus souvent m’arrêter pour reprendre mon souffle ! On ne rajeunit pas. Inutile de vous dire que l’arrivée est la bienvenue.

Une fois n’est pas coutume, j’avais en partie choisi cette destination de marche pour le menu original que l’organisateur nous proposait. J’ai complètement oublié de m’inscrire ce matin.
Par chance, la pluie de la nuit et du matin ayant sans doute découragé un peu certains marcheurs, même à 13 :00, il en reste.

C’est donc avec beaucoup de plaisir que je déguste ces « Canadas al rousses », le plat emblématique de la région !
Voilà qui termine superbement cette matinée.
J’en demande encore des marches comme celle-ci !

A bientôt les amis ! 😉