Aujourd’hui, je vais marcher à Séviscourt, à quelques kilomètres au nord de Libramont.
Avant le départ, un petit coup d’œil sur mes cartes et archives de marches a suffi à m’indiquer que la région est plutôt forestière.
Ceci dit, il y a forêt et forêt !
Comme les couleurs sur la carte le précisent, il s’agit plutôt de plantations de résineux, ce qui n’est pas vraiment ma tasse de tisane de sapin !
Mais bon, tant qu’on ne sait pas quelle direction on va prendre à partir de la salle de départ, c’est toujours une surprise. On attend avant de regretter son choix ! 😉

Je trouve assez rapidement le parking dans un champ ouvert pour accueillir les véhicules des marcheurs, à une centaine de mètres du point de départ.
Même ces 100 mètres, c’est encore trop pour certains « marcheurs ».
Le parking est quasiment désert alors que les rues aux alentours du point de départ sont encombrées de véhicules garés souvent n’importe où et n’importe comment !
Triste réalité ! ☹

Je démarre aux environs de 8 heures, après le petit kaoua habituel.
Il fait plutôt frais ce matin. Pas plus de 3 ou 4 °. Et avec un léger vent qui souffle sur les chemins campagnards et situés à l’ombre, on peut-même dire qu’il fait carrément froid !
Le temps de sortir de ma « léthargie » matinale et j’accélère peu à peu la cadence.
Quand j’écris que j’accélère un peu, je me comprends.
Disons que je suis moins dépassé par d’autres marcheurs qui sont déjà « chauds » dès le départ ! 😊


Ce n’est pas tout à fait de la glace, mais on n’en est pas loin !

Traversée du Golo.
Chez nous, c’est un petit affluent de la Lomme, en Corse, c’est le plus long fleuve du pays.
Rigolo, non ? 🙂

La plus grande partie du trajet se fait dans des bois qui sont surtout, comme je m’y attendais, des exploitations forestières.
Pas de paysages idylliques, pas de forêts enchanteresses, pas de points de vue remarquables, pas non plus de petits villages au patrimoine intéressant.
Peu de petits sentiers ensoleillés, mais de larges chemins en ligne droite et plutôt monotones tracés à travers bois pour les engins de débardage.
Heureusement, lorsque le soleil parvient à traverser la haute ramure de ces épicéas, c’est tout de suite plus agréable.


Des indications me laissent espérer quelques photos intéressantes, mais ce ne sera pas le cas.
L’Anomalie en question, c’est une des plus vieilles roches apparentes de Belgique qui, par endroits, agit comme un aimant qui influence le champ magnétique.
Je n’ai pas oublié ma boussole, mais je n’aurai pas l’occasion de l’utiliser pour vérifier cela, le parcours des 20 km n’y passe pas ! Une autre fois peut-être !
Le coin était aussi historiquement connu pour receler de l’or, mais inutile de vous y précipiter pour effectuer des forages chers à un célèbre clown américain: la dernière pépite y ayant été trouvée dans les années 50, vous aurez probablement plus de chance de devenir milliardaire en jouant, non pas à la bourse, mais au Lotto !



Je ne sais pas si ce « gîte » est à vendre, mais des travaux sont à prévoir !


De longues, très longues lignes droites.
Ceci dit, il y a pire…

Et heureusement, ils ont gardé le pire pour la fin : un sentier ravelisé et bétonné dédié aux vélocipédistes qui considèrent cela comme leur piste d’entraînement pour des records de vitesse !

Et pour terminer sur une note un peu plus didactique, un petit rappel de civisme n’est jamais inutile.

Bon, ce n’est pas une marche qui restera gravée dans ma mémoire, mais c’était une bonne marche sans trop grands dénivelés ni difficultés particulières.
Et comme de souhaitais passer par le domaine du Fourneau-Saint-Michel au retour, on va dire que j’ai bien choisi ma destination quand même ! 😊
A + les gens 😉
