Ce vendredi, je vais à Aywaille pour un 20 km qui promet bien du plaisir !
La région est… disons… bien vallonnée, et comme c’est un club de tennis qui l’organise, on peut penser que c’est un sportif qui aura imaginé le trajet !!!

La balade commence par un tronçon relativement plat jusqu’à Remouchamps puisqu’on suit la berge de l’Amblève vers l’amont.

En entre ensuite dans le vif du sujet : une belle côte qui nous fait passer de 130m d’altitude à un peu plus de 200.
 Passage sous le viaduc de Sécheval, puis beau tronçon dans les bois, mais toujours en grimpant de belles côtes pas trop difficiles, mais parfois très longues jusqu’à la lisière est du bois de la Porallée.

De là, on repart dans l’autre sens en direction du Monde Sauvage d’Aywaille que nous évitons pour rejoindre un peu plus bas la nationale qui relie Sougné à Deigné.

Après une boucle sur les hauteurs de Playe qui nous offre un beau panorama, nous retraversons la nationale pour un nouveau tronçon bien raide dans le bois de Mainire, du nom du ruisseau qui alimentait d’anciennes mines d’extraction du fer.

Mais quelques surprises nous attendent encore. Heureusement, je peux me permettre de prendre des photos… pour reprendre mon souffle !
Quand on n’est pas fort, faut être malin !

Lors du retour vers le viaduc,  je fête mon passage des 13.000 km de marches.
Quand je dis 13.000, c’est largement sous-évalué, car je n’inscris dans mon carnet que les marches officielles d’au moins 20 km et que mes autres randonnées « michaéliques » n’y sont pas comptabilisées non plus ! 
Mais bon, cela me permet d’avoir quelque chose à vous expliquer ! 😊

Après la traversée sous l’E25, on redescend dans la vallée en passant devant une belle petite chapelle dite de la Fidélité. 
Là, une petite explication s’impose :

Au XVème siècle, Marie et Daniel, deux jeunes gens de la région pensent à se marier.
Hélas, c’est une époque troublée et avant le mariage, le jeune homme est enrôlé de force dans l’armée du duc Charles de Bourgogne, qui gouverne les provinces belges.
C’est au pied d’un tilleul où fut trouvée une petite statue de la Vierge qu’ils se jurent fidélité et que le jeune homme lui promet de revenir l’épouser à la fin de son service.
Plusieurs années passent. La jeune fille pensait toujours à son promis. Daniel, ayant rencontré une autre jeune fille à Cologne où il était stationné peu avant sa libération, nettement moins !
Avant de se marier avec elle, il décide de revoir une dernière fois son village avant de s’installer définitivement en ville.
Chemin faisant, il se retrouve au pied du même tilleul et se souvient de la promesse qu’il a faite.
C’est alors qu’une jeune fille vient à sa rencontre ! C’est son ancienne fiancée qui vient comme chaque jour depuis six ans prier pour qu’il revienne sain et sauf et pour honorer sa promesse !
Et ce qui devait arriver arriva : ils tombent dans les bras l’un de l’autre, il reste dans son village et finissent par se marier !
Depuis, les jeunes des environs ont bâti une belle chapelle au pied du tilleul pour y abriter la statuette et s’y promettent fidélité.

De cette légende, un peu moins connue que d’autres sur Aywaille, Sougné, Remouchamps et environs, Marcellin Lagarde, écrivain du folklore ardennais, né à Sougné en 1818, en fait 11 pages dans son livre « Le Val d’Amblève ».
Là, j’ai résumé un peu. 😉
Il est connu pour broder pas mal autour des récits que de nombreux autres écrivains ont racontées un peu plus sobrement avant lui… et après lui ! Parfois même, ses légendes étaient totalement inventées, mais il faut reconnaître son talent pour embellir, si pas la réalité, au moins des récits que les anciens se racontaient les soirs d’hiver lors des veillées ! Qui eux-mêmes les racontaient à leur façon et selon leur propre style !
 
Aujourd’hui, l’ancienne chapelle est tombée en ruines depuis très longtemps et a été remplacée par cette belle borne-potale.
L’histoire ne dit pas si de nombreux jeunes viennent encore y renouveler leur promesse de fidélité. Autres temps, autres mœurs !

Retour sur le parcours du jour.
De cette petite chapelle installée aujourd’hui le long de l’autoroute, nous repartons en direction de l’arrivée.

Nous longeons l’Amblève sur une petite route protégée par une barrière anti-éboulements car même si la carrière a cessé ses activités, les chutes de pierres sont encore nombreuses de nos jours.

La reconversion de Sainte Barbe ! Après avoir protégé les carriers, elle protège aujourd’hui les promeneurs !

Voilà ! C’est ici que je termine cette belle marche bien sportive.
A la prochaine, les amis 😉

Dernière minute
Aux grottes de Remouchamps, on a enfin retrouvé le hollandais perdu !!!