Troisième (et dernier ?) volet de ma trilogie pédestre dans la région : après Villers-Sainte Gertrude au nord et Wéris au sud, me voici au milieu des deux, à Aisne.
Aisne, petit village situé devinez-où ? Sur l’Aisne, bien sûr !
J’arrive vers 07:30. En réalité 06:30 si on compte sans ce foutu changement d’heure !

On commence par une belle petite côte vers le sud en direction de Heyd.
Tout en haut de la côte, plus de flèches !
Ça commence bien ! Je redescends et au premier virage, je comprends que je me suis trompé de chemin.
Le panneau était gros comme une affiche électorale ! J’ai été victime d’une « erreur de fatigue ».
Je ne suis pas encore tout à fait réveillé. Je dois manquer de caféine. 😉

Après un beau petit chemin sur la crête, nous prenons la direction de la Carrière de Préale encore en activité, Sauf aujourd’hui, dimanche oblige.
Sachant que la région est truffée de grottes, j’ai emmené mon petit copain Wardy qui a toujours un trou de mémoire et qui espère retrouver un jour son Trou de Sotais natal grâce à nos petites balades !

En grimpant sur un talus pour prendre une photo, j’aperçois la grotte de la Préale, du nom de la carrière.
Mais nous sommes un peu trop loin, Wardy ne la reconnait pas et de son temps, il n’y avait probablement pas autant de camions en face ! Nous reviendrons un jour de semaine !

Sur un sentier, Wardy et moi découvrons une entrée. Serait-ce un Trou de Sotais ?
Comme il commence à pluviner, je le laisse se mettre à l’abri. C’est trop petit pour nous deux.
Je laisse mon ami explorer tranquillement la « caverne », tandis que moi je continue ma marche. Il me rejoindra plus tard au mobilvouac.

J’ai raté une nouvelle flèche, mais comme je sais où je vais, j’arrive au dolmen de Wéris par un petit détour qui allonge un peu la route, mais qui me permet d’avoir d’autres marcheurs en vue.

De là, nous prenons la direction des bois sur les hauteurs du village. La pluie tombe sans discontinuer. Connaissant un peu l’endroit, je pressens que cela ne va pas être du gâteau !
Et en effet, la boue est au rendez-vous !

Le parcours nous emmène pourtant sur des petits chemins que je ne connais pas encore et je dois parfois m’y reprendre à plusieurs reprises pour trouver le bon ! 
Certaines côtes sont plutôt raides et les descentes qui suivent plutôt glissantes.

Nouveau tronçon dans le Bois de Wéris en direction du Col de Rideux. Merci à l’organisation pour les bouteilles d’eau mises à disposition, mais de l’eau, j’en avais déjà assez sur moi ! 😉
J’en avais même tellement que je n’ai pas su prendre une photo… potable !

A quelques kilomètres de l’arrivée, nous empruntons un beau petit sentier. Enfin, c’est ce que je suppose qu’il était les jours précédant cette marche !
Un mètre de large entre des versants où il est impossible de marcher, de l’eau, de la boue, des morceaux de roches et des centaines de marcheurs (c’est un parcours commun à toutes les distances) en ont fait un bourbier sur plusieurs centaines de mètres.

Heureusement, l’arrivée est proche et je ne me tracasse plus pour savoir où je mets les pieds. Le plus important étant de rester debout !
De retour au mobilvouac, je m’essuie et je change de vêtements.
Petit tour sous le chapiteau pour le « réconfort » du jour. Au moment de prendre mes tickets, une dame m’interpelle pour me demander si c’est moi qui ai bu un café ce matin avant de partir, alors qu’il n’était pas tout à fait « passé ». Elle voudrait m’en offrir un autre… ou même une bière !
Je la remercie, mais lui dit de ne pas se tracasser pour cela ! C’est inutile. J’ai bu du café bien pire dans ma vie et le prix demandé pour une tasse est surtout une façon de payer mon inscription ! 😊

Cela dit, avant de reprendre la route, je sacrifie quand même à la tradition adepsienne : le pain-saucisse ! 

Wardy m’a rejoint au véhicule. Il n’a pas trouvé de passage vers la grotte de la Préale, ni vers aucune autre d’ailleurs ! 😉
Si je l’avais emmené ce matin avec moi , c’était surtout pour aller en voir une autre un peu plus loin en remontant vers Villers-Sainte-Gertrude où j’étais la semaine passée.
Il s’agit de la grotte de la Hohière. Je sais que, victime de nombreux dégâts, elle est maintenant fermée au public par une grille, mais qui sait, il reconnaîtra peut-être l’endroit ?
Hélas, pour y arriver, il faut passer une barrière grillagée et grimper dans un terrain envahi par les ronces dans lesquelles je me prends plusieurs fois les pieds avant de finir par m’étaler de tout mon long entre la broussaille épineuse et les crottes de biques !
Nous n’irons pas plus loin, d’autant plus que ce terrain où pâturent maintenant des moutons est entièrement clôturé, rendant impossible l’accès à la grotte !
Désolé, mon p’tit Wardy !
T’inquiètes, on finira bien par la retrouver un jour ta maison ! 😉

Sur ce, il est temps pour nous deux d’aller nous mettre un peu au sec, de déguster un petit pékèt à la maison pour nous réchauffer et de nous reposer jusqu’à la prochaine balade.
A + les amis