Il y a longtemps que je n’ai pas participé à une marche fédérale.
En fait, pendant les années covid, même lors des marches que je me préparais, j’ai respecté les règles sanitaires pendant que d’autres s’en fichaient royalement !
Qu’on soit d’accord avec ces mesures ou pas, je n’avais pas vraiment apprécié le manque de civisme de certains organisateurs ou de marcheurs, surtout parmi les sportifs qui refusaient de ne plus pouvoir effectuer leurs marches de 50 km ou leurs entraînements pour des 100 km ! Je me suis souvent demandé combien parmi eux avaient chopé la maladie ???
J’ai ensuite repris les marches officielles avec des Adeps… et j’ai continué !
J’ai donc décidé aujourd’hui d’aller me rendre compte par moi-même, combien ont survécu !!! 😊
Je pars donc marcher à Theux au profit des Marcheurs Franchimontois.

J’espérais y arriver tôt, mais la météo en a décidé autrement.
Je quitte la maison sous un magnifique ciel étoilé, je continue sur des petites routes non éclairées alors que le brouillard tombe sur vallées que je traverse, j’emprunte l’autoroute en travaux sur la bande d’arrêt d’urgence en frôlant les piquets de signalisation qu’on aperçoit seulement en dessous de 20 m et j’arrive sur place avec une demi-heure de retard.
Sur place, le parking prévu dans un champ est sous eau après les pluies de la veille. Résultat chacun se gare où il peut le long de la route principale ou dans les rues adjacentes.
Et pour couronner le tout, il fait un froid de canard (3°) !
Un bon kaoua pour me réconforter un peu, et me voilà en route.

Le long du Wayai, la petite rivière locale qui se jette un peu plus loin dans la Hoëgne, une sculpture nous rappelle que Theux est la capitale de l’écrevisse ! Ou plutôt « a été », car on n’en trouve plus beaucoup et que celles qu’on parvient encore à trouver sont plutôt américaines !!!
Nous partons ensuite à l’assaut du château de Franchimont.
J’ai déjà visité ces belles ruines lors d’une fête médiévale il y a plusieurs années, mais comme j’ai perdu les photos de cette visite, je me promets d’y retourner à la fin de la marche.


Nous continuons vers l’est en direction de Sassor. Le fléchage commence à m’inquiéter ! 21 Aller, 21 Retour !
S’il y a une chose que je n’aime pas sur les marches fédérales, ce sont ces complications où il faut à chaque fois se rapprocher du fléchage et ses kilométrages minuscules pour savoir quelle direction il faut prendre parmi toutes les possibilités indiquées. « Oïe, oïe… Que je n’aime pas ça ! » comme dirait Bossemans.

Je comprends que le manque de bénévoles soit un problème et que pour économiser les points de contrôle, on nous fait faire des allers et retours sur les mêmes chemins, mais je préférerais quand même moins de contrôles plutôt que des itinéraires où les chemins se croisent et se recroisent dans tous les sens.

On continue sur Sasserot par un magnifique chemin pavé ! Ça par contre, j’aime ! Ces chemins me font toujours penser au dur travail accompli par nos braves cantonniers du temps passé pour les aménager et les entretenir. Heureusement, le lobby du tourisme facile n’a pas encore réussi à tout bétonner !


Retour au premier point de contrôle et de là on prend la direction du sud-ouest !
Des marcheurs cherchent le chemin. Des rubalises font leur apparition un peu plus loin. C’est bon !
Du moins pour eux !
Dans un petit chemin qui grimpe pas mal, à l’approche d’un virage à gauche en angle droit, je manque de me faire emboutir par deux saisis en vélo qui en descendent comme s’ils se croyaient sur une compétition. Même en tenant ma gauche, j’ai juste le temps de faire un saut de côté pour les éviter ! Je les hais, ces j’en-foutistes !!!

Cela ne fait que deux heures que je marche et je suis déjà sur le chemin du retour. Bizarre autant qu’étrange ?
Et en effet, mes doutes se confirment lorsque je vois apparaître un bâtiment déjà vu : la salle de départ !
Bon sang ! J’ai beau réfléchir, je n’arrive pas à comprendre où j’aurais pu me tromper ?
Je pourrais dire, comme je l’ai entendu de la part d’une dame qui cherchait l’arrivée, que le fléchage laissait à désirer, mais je dois bien avouer qu’à part les passages « Aller -Retour » et les indications des kilométrages des différents circuits écrits en tout petit, le balisage était plutôt convenable ! Je préfère donc dire que je me suis trompé plutôt que d’en rejeter la responsabilité sur qui que ce soit d’autre !

J’en profite donc pour retourner visiter le château.
Je ne vais pas vous en faire l’historique, ni vous raconter l’histoire des 600 Franchimontois qui voulaient sauver la ville de Liège et qui furent massacrés par le duc de Bourgogne en 1468, je vais plutôt vous raconter une histoire un peu moins connue : celle du verbouc de Franchimont !
Il existe de nombreuses légendes au sujet de cette créature qui sévit un peu partout en Ardenne et en Lorraine.
Les trésors cachés et enfouis dans les souterrains des châteaux par des gens qui ont fait un pacte avec le diable, lui appartiennent et sont défendus par un de ces animaux étranges mi-hommes mi-bêtes.
Ce n’est donc pas une gentille chèvre qui garde les trésors, comme on essaie aujourd’hui de l’expliquer gentiment aux enfants pour éviter de les traumatiser, 😊 c’est une des nombreuses créatures malfaisantes qui servent leur maître diabolique !
On dit que le verbouc, de Franchimont ou d’ailleurs, s’absente une heure par an, la nuit de Noël, pour le congrès des suppôts de Satan. C’est la seule opportunité qu’ont quelques pauvres qui veulent améliorer leurs conditions de vie d’aller déterrer ces richesses, mais tout cela doit se faire dans le silence le plus absolu, car le verbouc a l’oreille fine et au moindre mot, il rapplique dare-dare !
Inutile de préciser que très peu y réussissent et que, comme pour les gagnants du Lotto, les autres, s’il y en a, préfèrent ne pas s’en vanter !
Moi, la nuit de Noël, je préfère réveillonner, mais c’est une autre histoire !

Plus tard, de retour à la maison, lors de mes recherches pour vérifier mon itinéraire, je comprends que j’ai raté une bifurcation en haut du magnifique « chemin pavé » ! Comme quoi, lorsqu’on marche, il ne faut pas faire trop attention aux chiens « méchants », il faut aussi veiller à suivre le bon chemin !!!

Je me promets de refaire le trajet, un de ces jours, par temps clair, en partant donc un peu plus tard et avec une carte de l’itinéraire !!! Espérons que cela suffira ! 😄
A bientôt les amis !
