Aujourd’hui, c’est une grande première.
Première marche de l’année depuis 5 mois.
Première marche avec ma nouvelle paire de baskets.
Et première visite cette année !
Pour la reprise, j’ai voulu combiner toutes mes passions actuelles :
– Une belle petite marche dans une région que j’adore.
– Des photos d’aujourd’hui pour mieux apprécier (ou pas) celles des siècles passés,
– Et un bon repas tout ce qu’il y a de plus régional au retour !
Mais commençons par le commencement.
Je suis donc à Amonines, petit village de la commune d’Erezée, sur la rive gauche de l’Aisne, elle-même longée par l’ancienne voie de chemins de fer qui est encore utilisée aujourd’hui comme attraction touristique.
Amonines, tout comme Blier, Forge-à-l’Aplé, Laforge, quelques villages voisins, ont été prospères grâce à l’industrie métallurgique qui exploitait le minerai de fer envoyé souvent part voie fluviale vers Liège et les Pays-Bas, mais aussi grâce aux moulins qui y étaient construits, deux activités qui nécessitaient beaucoup de main-d’œuvre.
Au déclin de cette industrie, l’activité agricole a pris la relève.
Mais venons-en à la marche du jour.
Inscriptions au local du club de foot régional. Il n’est pas encore ouvert et les formalités se résument donc pour le moment à me garer ! 😊
Le long de l’Aisne, l’ancien moulin à eau construit en 1835.
Il restera en usage jusqu’en 1956.




Le centre du village n’a pas beaucoup changé depuis une centaine d’années. Et c’est très bien ainsi !
Nous laissons le village et les routes pour emprunter vers le sud-est les petits chemins qui nous mènent sur les hauteurs et vers le bois de Mignonfa par le fond de Tave.
Après avoir longé Les Pierris, une petite lande de terres devenues incultivables, jonchées de pierres et où ne poussent plus que les fougères quand la saison est là, nous arrivons dans la forêt juste avant que quelques gouttes de pluie me rappellent que l’Ardenne est un peu la Bretagne belge et pas seulement en ce qui concerne les légendes !

Heureusement, comme en Bretagne, la petite pluie s’arrête tout aussi rapidement qu’elle est venue !



La croix de Mignonfa, plus facile à apercevoir en cette période qu’en été lorsque la végétation la cache, et que j’appelle ainsi parce que je n’en sais pas beaucoup plus !
Située au carrefour de quelques chemins, c’est probablement ce qu’on appelle une croix d’occis qui rappelle le souvenir d’une personnes décédée accidentellement ou violemment à cet endroit !


Après le bois de Mignonfa, sans transition, voici celui de Freyneux avec à ma gauche des structures touristiques du Parc Chlorophylle de Dochamps.

Cela fait un peu plus de 8 ans que j’habite dans les environs et je ne suis pas encore allé le visiter !
Faut dire que dans le coin, le cyclo est presque roi, ce qui m’incite pas vraiment à parcourir les chemins environnants.
Pour le moment, question physique, tout va pour le mieux. Même sans préparation, et avec de nouvelles chaussures, je pense être en capable de pouvoir terminer ce 20 km sans bobo, ni fatigue ! Quoi qu’il en soit, si je veux visiter ce parc, et sans savoir ce qui m’attend, 20 km plus je ne sais combien de km supplémentaires, cela pourrait être un peu trop pour une première si je ne veux pas non plus que ce soit directement la dernière !!!
J’opte pour la prudence et continue sur le 15.
Je me promets de faire les 5 derniers dans la semaine ! 😉

Un peu plus loin, au regroupement des itinéraires, comme souvent lorsque de cyclos organisent une de leurs « compétions », le fléchage de notre itinéraire à disparu.
Il a été arraché et jeté dans les taillis ! Je le retrouve et le remets bien en vue le long du chemin, mais j’avoue que des imbécilités pareilles, cela me gonfle à un point que ces simili- « sportifs » ne peuvent même pas imaginer !!!
Et ensuite, ils se demanderont pourquoi les randonneurs ne les aiment pas !?!!

On est maintenant sur le chemin du retour. Je connais ces chemins presque par cœur, mais je les parcours toujours avec le même plaisir.
Un beau détour par les bois pour éviter la grand-route, et une magnifique et longue descente pour arriver au village !
Mais avant de terminer cette belle petite marche, il me reste encore quelques photos à faire.


Un American War Memorial. Ils sont nombreux en Ardenne et nous rappellent, le sacrifice de milliers de soldats américains qui sont venus nous aider aïeux à libérer l’Europe du joug d’un dictateur.
Et pas les russes comme le prétend un autre de ces autocrates dans sa révision de l’Histoire telle qu’il voudrait que les jeunes russes d’aujourd’hui l’apprennent !


L’abreuvoir et le Chêne à la Vierge


Le home Philippin, du nom de la demoiselle qui a fait don de la quasi totalité de ses biens en 1869 au Bureau de Bienfaisance (le CPAS de l’époque) pour les transformer en hospice pour les vieillards de sa commune et des environs.


L’Hôtellerie du vieux moulin




A l’arrivée, en consultant le menu des boissons et en-cas proposés, je m’aperçois que le plat que je m’apprêtais à concocter au retour est sur la liste : le matoufet !
C’est LE plat ardennais par excellence : c’est simple, c’est pas cher et c’est bon !
Pas de la grande cuisine gastronomique, mais plutôt plat du pauvre, surtout en cette période d’après Pâques où le stock d’œufs était au plus haut dans les masures ardennaises et achetés par les auberges qui recevaient les colporteurs, chemineaux et quelques touristes de passage dans la région aux XIXe et début du XXe siècle !
C’est en effet une sorte d’omelette au lard, au lait mélangé à de la farine (ou de l’eau), qui se servait sur un tranche de pain ! Le sandwich de l’époque, quoi !

Celle-ci n’avait pas été battue avec les doigts dans le tablier bleu d’une fermière de G… à une certaine époque, ce qui apportait sans aucun doute une petite saveur bien spéciale, mais elle était aussi bonne !
Sur ce, bon appétit !
En conclusion, excellente journée de reprise !
Comme je ne voudrais pas être trop long, je vous passe la visite au Parc Chlorophylle.
En voici quand même quelques photos pour vous faire une idée de ce que c’est…








A bientôt peut-être, pour une nouvelle marche ?
