Ce matin, je suis au pays des « boucs » !
Pas particulièrement parce que le village en question était habité par plus d’éleveurs caprins qu’ailleurs (il y en avait dans presque tous les villages d’Ardenne) mais surtout parce que pour la petite histoire, dans les temps anciens, un chevrier qui faisait paître ses bêtes de l’autre côté d’un ruisseau fut surpris par un violent orage. Pour rentrer ses bêtes au village et alors que le niveau d’eau montait dangereusement, il lui fallait les faire traverser sur un gros chêne tombé en travers du ruisseau. Afin de motiver les plus récalcitrantes et les obliger à traverser, il les frappait de sa solide houlette. Il en assomma ainsi quelques-unes qui tombèrent, furent emportées et se noyèrent forcément dans la rivière en crue. Les boucs, qui n’avaient pas vraiment envie de tâter du bâton, préférèrent abandonner leur herdier et le troupeau pour faire un long détour, trouver un pont digne de ce nom et rentrer sans encombre à leur bergerie à Ambly.
Les habitants de ce beau petit village pittoresque sont depuis lors surnommés les Boucs et par extension, les habitantes, forcément, les Gattes !
Ambly aujourd’hui fait partie de la commune de Nassogne. Les alentours sont assez vallonnés et je préfère donc laisser mes bottines dans le mobilvouac pour marcher en baskets plus légères. D’autant plus que mes jambes n’ont pas encore tout à fait récupéré de ma dernière marche ! Comme dirait l’autre, avec l’âge les raideurs se déplacent… et persistent plus longtemps !!!
Un rapide coup d’œil sur l’itinéraire m’indique qu’il se déroule entièrement vers le sud, ce qui rend ma propre carte à moitié inutilisable. Bin oui, je ne peux quand même pas imprimer les innombrables possibilités de parcours aux quatre points cardinaux du village de départ !
Tant pis, on fera sans !
Si c’est la première fois que je démarre une marche au départ d’AMBLY, je reconnais quand même pas mal d’endroits par où je suis déjà passé. Certains lieux sont nettement plus faciles à se remémorer que d’autres

Nous arrivons rapidement dans le Bois d’Ambly.
Cachée au milieu du bois, une petite construction blanche apparaît peu à peu au milieu des arbres.
Il s’agit de la chapelle Saint Léonard érigée en 1877 à l’emplacement d’un ancien ermitage qui avait brûlé en 1712.  

Nous redescendons par une partie du chemin de croix aménagé par un habitant de la région en remerciement d’avoir eu la vie sauve après qu’il ait été blessé dans des combats au début de la guerre 40-45.

En bas, une passerelle nous fait traverser, non pas à pied sec, parce qu’en cette période, on ne peut pas vraiment dire qu’on risque de s’y mouiller les pieds, mais parce que pour que les petits vieux comme moi, jouer les acrobates, cela devient difficile !

C’est le Nanfurnal, petit ruisseau qui se jette un peu plus bas dans la Masblette.  
Un panneau attire mon attention…

« Diglette Saint-Michel »
Tiens ? Quoi que c’est que cet endroit que je ne connais pas encore ?
Cela tombe bien l’itinéraire nous emmène dans cette direction ! Cela m’évitera ainsi de devoir revenir faire mon enquête après la marche 

En suivant le chemin, nous arrivons sur une route que nous traversons pour entrer dans une propriété privée dont la porte grillagée a été exceptionnellement laissée ouverte à notre intention !

Un peu plus loin, une bâtisse attire mon attention. Il me semble reconnaître un des bâtiments du domaine du Fourneau-Saint-Michel.
Du coup, je fais rapidement le lien entre la région où je suis et la fameuse Diglette.

Il s’agit bien d’un petit ruisseau qui traverse le nord du domaine et qui passe sous le moulin du Ruy.
Celui-ci se trouvait initialement dans la région de Stoumont et fut démonté et reconstruit à cet endroit magnifique et un peu hors du temps.

Nous sortons du domaine en traversant la Masblette dans un endroit probablement interdit aux visiteurs pour grimper un petit chemin disons… sauvage, car peu fréquenté… qui nous mène dans le hameau de Mormont. A ne pas confondre avec le village du même nom près de Fanzel et dont je vous ai déjà parlé pour y être allé plusieurs fois lors des fêtes de la Saint Michel.

Après le regroupement des itinéraires 10, 15 et 20, nous prenons ensuite la direction du nord pour traverser rapidement Masbourg et rejoindre En Naw’chin ! Là, désolé, je ne peux pas vous donner d’explication !
Le nom d’un lieu-dit ? Le nom du bois ?
Dès que j’ai l’info, je vous la transmet ! 😉

Sur le chemin, nous avons droit à une agréable surprise. La Confrérie du Matoufet (spécialité culinaire de Marche-en-Famenne) a en effet installé un petit stand de dégustation de son produit.
Comme la recette est très facile à faire, j’en déguste régulièrement !
Je peut donc me permettre de déguster quelque chose de plus… rafraichissant.

Les derniers kilomètres pour rejoindre l’arrivée se font tranquillement, en mode promenade. Il faut bien dire que c’est une descente assez raide et qu’avec les baskets, mes doigts de pieds y sont un peu plus mis à contribution que dans mes bottines plus serrées autour du pied !
On ne peut pas penser à tout !

De retour à la salle de départ, et après m’être changé, une petite chope est la bienvenue.
Mais je ne traine pas, j’ai prévu de passer par Han-sur-Lesse pour visiter la Maison de la Vie paysanne et des Métiers oubliés, anciennement « Han 1900 ».
Même si à 10 € l’entrée, c’est un peu plus cher que dans d’autres musées, surtout pour les grandes familles, il en vaut vraiment la peine.
Je ne vais pas vous détailler les innombrables métiers présentés, ils sont presque tous sur leur site internet et je pense que malheureusement, cela en diminue un peu l’attractivité pour les touristes.
Je suis le seul visiteur en ce magnifique dimanche après-midi. Dommage !
Mais en voilà quand même une petite idée…

Voilà ! C’est ainsi que je termine mon petit compte-rendu de cette agréable journée !
A bientôt pour une autre marche !

Voilà ! C’est ainsi que je termine mon petit compte-rendu de cette agréable journée !
A bientôt pour une autre marche !

Allez… ! Petit cadeau pour les gourmands.
C’est pas cher, c’est bon et c’est rapide !

Photo du site de la Confrérie et recette trouvée dans ma collection de recettes ardennaises